envenimé
adjectif, /ɑ̃vənime/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé
Infecté de poison. Une flèche envenimée. Par extension. Fig.
Ce vent de nos déserts, terrible, envenimé, Moins brûlant que l'amour dans mes sens allumé — Ducis (1733-1816)
.... Si j'eusse avec moi porté dans ta maison, D'un astre envenimé l'invincible poison — Pierre Corneille (1606-1684)
Qui a empiré comme par un venin. Une plaie envenimée. Fig.
Ce mal envenimé résiste à la raison — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Qui est plein de venin, de malveillance.
Cet écrit si envenimé qu'il a fait contre l'Évangile — Bossuet (1627-1704)
Les confessions de foi, quelque envenimées qu'elles fussent contre le pape — Bossuet (1627-1704)
Qui a été irrité comme par un venin.
Amour, tu perdis Troie ! et c'est de toi que vint Cette querelle envenimée — La Fontaine (1621-1695)
Et que reproche aux Juifs sa haine envenimée ? — Jean Racine (1639-1699)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- envenimées — pluriel féminin — /ɑ̃vənime/
- envenimés — pluriel masculin — /ɑ̃vənime/
- envenimée — singulier féminin — /ɑ̃vənime/
- envenimé — singulier masculin — /ɑ̃vənime/
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