enveloppé · enveloppe

enveloppé

adjectif, /ɑ̃vəlope/ ou /ɑ̃vəlɔpe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Garni de quelque chose qui s'enroule. Ces livres sont enveloppés avec soin. Enveloppé dans son manteau. Enveloppé jusqu'aux yeux. Chrysalides enveloppées, celles des lépidoptères, parce qu'en effet elles sont enveloppées d'un léger réseau de soie entre des feuilles. Fig.

    Et l'exil d'Aristie enveloppé d'ennuis — Pierre Corneille (1606-1684)

    .... Sa valeur trompée Des maux que j'ai prévus se voit enveloppée — Jean Racine (1639-1699)

  2. Il se dit de personnes, de troupes qu'un nombre supérieur entoure. Les séditieux enveloppés par les gendarmes. Il se dit des choses dans un sens analogue. Enveloppé par un tourbillon de poussière, par les flammes.

    Il lui importait de former le plus grand front qu'il lui serait possible, sans trop affaiblir ses phalanges, pour ne pas être enveloppé — Rollin (1661-1741)

    Je veux que, d'ennemis partout enveloppée, Rome rappelle enfin le secours de Pompée — Jean Racine (1639-1699)

  3. Qui est en butte au même accident qu'un autre, qui est atteint par le même danger. Tous deux enveloppés dans une même accusation.

    Il croyait qu'il ne pouvait être enveloppé dans sa ruine — Fénelon (1651-1715)

    Tout Juda, comme vous, plaignant sa destinée [de Joas], Avec ses frères morts le crut enveloppé — Jean Racine (1639-1699)

  4. Caché comme sous une enveloppe. Avoir l'esprit enveloppé dans la matière, être fort grossier, sans esprit. Un esprit enveloppé, un homme dont les idées sont confuses et les expressions obscures. Discours enveloppé, discours dont l'expression est rendue obscure par circonspection. Raisonnement enveloppé, raisonnement obscur, embarrassé.

    Ils cultivent un désir enveloppé de la mort d'autrui — La Bruyère (1645-1696)

    Ce n'était point un mérite enveloppé, qui perçât difficilement au travers d'un extérieur triste et sombre — Fontenelle (1657-1757)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • enveloppées — pluriel féminin — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/
  • enveloppés — pluriel masculin — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/
  • enveloppée — singulier féminin — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/
  • enveloppé — singulier masculin — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enveloppé#25565.

enveloppe

nom, féminin, /ɑ̃vəlɔpə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Ce qui enveloppe ou sert à envelopper. L'enveloppe d'un paquet, d'une lettre. Écrire sous l'enveloppe de quelqu'un, enfermer sous son adresse une lettre destinée à un autre. Se dit de petites feuilles toutes pliées et toutes munies de gomme, pour mettre les lettres qu'on envoie par la poste. Terme de botanique. Enveloppes florales, le périanthe, c'est-à-dire le calice et la corolle. Terme d'anatomie. Enveloppes du fœtus, le chorion et l'amnios.

    Sera payé cinq sols de la simple lettre, six sols pour la lettre avec enveloppe, sept sols pour la double lettre, et quinze sols pour l'once des paquets,

    Nous admirons la sagacité du naturaliste qui a su le premier découvrir le papillon sous l'enveloppe de chenille — Charles Bonnet (1720-1793)

  2. Terme de fortification. Ouvrage qui en entoure et en couvre un autre. Première, seconde enveloppe, première, seconde enceinte.

  3. Réunion des carreaux formant le corps d'un poêle ; cloison en briques de son pourtour extérieur.

  4. Fig. Ce qui cache, comme fait une enveloppe.

    Les ordures y sont à visage découvert, elles n'ont pas la moindre enveloppe — Molière (1622-1673)

    Vous ne verrez la vérité que sous de belles enveloppes — Fénelon (1651-1715)

  5. Fig. Enveloppe épaisse, apparence d'un corps épais et de lourdeur que présentent certains hommes. On dit dans un sens analogue, rude enveloppe.

    Homme d'esprit et homme sage, qui, sous une épaisse enveloppe, ne laissait pas de réunir une littérature exquise, beaucoup de politesse et d'amabilité — Marmontel (1723-1799)

    C'est comme vous, mon ami, qui, sous la rude enveloppe d'un marin, cachez une véritable délicatesse et un cœur d'or pour vos amis — Louis-Benoît Picard (1769-1828)

Étymologie : Voy. ENVELOPPER.

Historique : XVe s. Il lui bailla un escu pour avoir et acheter des chemises et enveloppes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ce qui sert à envelopper. L’enveloppe d’un paquet. ôter, défaire l’enveloppe d’un colis. Enveloppe de cuir, de toile cirée. Papier d’enveloppe. Toile d’enveloppe. L’enveloppe d’une lettre. Mettre une lettre sous enveloppe, sous double enveloppe. Sur l’enveloppe était écrit, à Monsieur...

  2. Il se dit aussi de l’étoffe qui renferme le gaz d’un ballon.

  3. Il signifie aussi figurément Apparence, forme extérieure. Sous une enveloppe épaisse, il cache un esprit fin et délié. Sous une enveloppe aimable, il dissimule un caractère difficile. Sous une enveloppe rude, il a une véritable délicatesse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • enveloppes — pluriel — /ɑ̃vəlɔpə/
  • enveloppe — singulier — /ɑ̃vəlɔpə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enveloppe#25559.

enveloppé

nom, masculin, /ɑ̃vəlope/ ou /ɑ̃vəlɔpe/

Grammaire et formes (2)
  • enveloppés — pluriel — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/
  • enveloppé — singulier — /ɑ̃vəlɔpe/ ou /ɑ̃vəlope/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enveloppé#25564.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.