entraves
nom, féminin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. f. plur.
Lien qu'on met aux jambes de certains animaux et particulièrement des chevaux. Mettre des entraves à un cheval. Liens usités à l'effet d'abattre les animaux et de les fixer pour les opérations. Ce mot a aussi un singulier ; car on peut mettre une entrave ou deux entraves à un cheval.
Acheter une entrave, perdre, laisser tomber une entrave — Benjamin Legoarant (1792-1863)
Fig. Ce qui retient, contient, empêche. En ce sens, il s'emploie aussi au singulier. La jeunesse a besoin de quelque entrave qui la retienne.
Tous les hommes vivants sont ici-bas esclaves ; Mais, suivant ce qu'ils sont, ils diffèrent d'entraves : Les uns les portent d'or et les autres de fer — Mathurin Régnier (1573-1613)
Nous ne saurions briser nos fers et nos entraves, Du lecteur dédaigneux honorables esclaves — Boileau (1636-1711)
Étymologie : En 1, et un radical trav.... ; portug. trave, bâton, lien ; du latin trabes, poutre ; la poutre percée de trous ayant servi à entraver les pieds de détenus, comme on le voit par ce passage de Grégoire de Tours : trabes illa quae victorum pedes coarctabat (cité dans Raynouard, Lexique, au mot entravar).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ENTRAVES.