entêtement

entêtement

nom, masculin, /ɑ̃tɛtəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Action de se porter à la tête, d'affecter la tête. L'entêtement par des parfums.

  2. Fig. État d'un esprit, d'un cœur, d'une âme entêtée. Il se dit de celui qui est un objet d'entêtement.

    J'aime la poésie avec entêtement — Molière (1622-1673)

    Une fausse gloire, un faux esprit de réforme, une fausse religion, un entêtement de parti, et les aveugles passions qui l'accompagnent — Bossuet (1627-1704)

  3. Attachement excessif d'une personne à ses opinions. Rien n'égale l'entêtement de cette femme.

    Outre que l'entêtement est partout vicieux, il ne laisse jamais le cœur dans une disposition paisible, parce qu'il est toujours impatient et violent — Bourdaloue (1632-1704)

    Rien ne ressemble plus à la vive persuasion que le mauvais entêtement — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Entêter.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Attachement opiniâtre d’une personne à ses opinions, à ses gouts, à ses vues, à ses projets, etc. Son entêtement le perdra. C’est un étrange entêtement que le sien. Il s’est conduit ainsi par entêtement.

  2. Il se dit aussi de l’Engouement pour une personne. Il a un grand entêtement pour cette femme. Ce sens est un peu vieilli.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • entêtements — pluriel — /ɑ̃tɛtəmɑ̃/
  • entêtement — singulier — /ɑ̃tɛtəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée entêtement#25542.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.