enseigné · enseigne

enseigné

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Qui reçoit l'enseignement. La jeunesse enseignée dans les colléges.

  2. Qui est donné en enseignement. Les mathématiques enseignées avec succès par ce professeur.

  3. Indiqué. Chemin mal enseigné.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • enseignées — pluriel féminin
  • enseignés — pluriel masculin
  • enseignée — singulier féminin
  • enseigné — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enseigné#101582.

enseigne

nom, /ɑ̃sɛɲə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Marque, indice pour faire reconnaître quelque chose. Donner de bonnes, de fausses enseignes. À bonnes enseignes, à bon titre, avec sûreté, en toute garantie. À telles enseignes que, en preuve que.

    Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que des abeilles, Avaient longtemps paru ; mais quoi ? dans les frelons Ces enseignes étaient pareilles — La Fontaine (1621-1695)

    L'empreinte dont tous ses traits portent la divine enseigne — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  2. Anciennement. Enseigne ou faveur, pièce détachée de la parure d'une dame et donnée à un chevalier combattant dans un tournoi.

  3. Ancien terme de manufacture. Une certaine mesure de drap, qui revenait à trois aunes. Une pièce de quinze enseignes, c'est-à-dire de quarante-cinq aunes.

  4. Tableau figuratif mis au-dessus d'une maison pour indiquer le commerce ou la profession du propriétaire. Nous sommes tous deux logés à la même enseigne, c'est-à-dire nous sommes dans le même embarras, ou malheur, ou perte. Il a logé à l'enseigne de la lune, il a couché à l'enseigne de la belle étoile, se dit de quelqu'un qui, n'ayant point de logis, ayant été mis hors du sien, a couché dehors. Fig. C'est une enseigne à bière, se dit d'un portrait, d'un tableau mal peint.

    L'enseigne fait la chalandise — La Fontaine (1621-1695)

    Ne songez pas même à réformer les enseignes d'une ville — La Bruyère (1645-1696)

  5. Drapeau, signe de ralliement dans les armées romaines. Les enseignes romaines étaient des aigles. Par extension, toute espèce d'étendard. Fig. Marcher, combattre sous les enseignes de quelqu'un, se ranger sous son autorité.

    Vous marcherez à Rome à communes enseignes — Pierre Corneille (1606-1684)

    Que ceux qui ont fait serment marchent sous mes enseignes — Montesquieu (1689-1755)

  6. Terme de marine. Enseigne de poupe, le pavillon qui se met sur la poupe. Gaule d'enseigne, se dit quelquefois du petit mât qui porte l'enseigne.

  7. Dans l'ancienne infanterie française, la charge de porte-drapeau. Son fils obtint une enseigne. La compagnie commandée par celui qui avait la charge d'enseigne. S. m. Celui qui portait l'enseigne. Un enseigne aux gardes. Dans la marine, un enseigne de vaisseau, officier dont le grade était le moins élevé (depuis peu d'années on y a substitué le titre de lieutenant de frégate). À bon vin il ne faut pas d'enseigne, et, elliptiquement, à bon vin pas d'enseigne, c'est-à-dire il n'est pas nécessaire de faire beaucoup d'efforts pour mettre en vogue ce qui est bon.

    La singularité du fait et le courage que cet enfant avait témoigné, le firent faire enseigne après le combat — Mme de Caylus (1673-1729)

Étymologie : Provenç. enseigna, enseyna, essenha ; catal. insignia ; anc. espagn. enseña ; ital. insegna ; du latin insignia, pluriel neutre de insignis, insigne, de in, et signum, signe. Dans les anciens textes on trouve parfois enseigne masculin, qui vient alors directement du neutre insigne.

Historique : XIe s. L'enseigne [de] Charle n'i devons ublier Geifreid d'Anjou qui l'enseigne teneit Charles [crie] mont-joie l'enseigne renomée XIIe s. En meint estor fu veü ses enseignes Jamais en nos aages [nous] ne portassions ansaigne Vestu [il] ot un bliaut à anseigne d'orfrois XIIIe s. Alés moi bientost à Serre, et distes au castelain de par moi que par nulle ensegne que je li mange [mande] ne por nulle lettre, que il ne renge [rende] le castiel Et s'on voit qu'ele en die vraies ensengnes, on l'en doit plus tost croire que une autre Tu li diras que il te croie, à teles enseignes que tu iras combatre …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Marque, indice servant à faire reconnaître quelque chose. Dans ce sens, il ne s’emploie qu’au pluriel dans la locution adverbiale à bonnes enseignes, à bon titre, à juste titre, ou Avec des garanties, avec des sûretés. Il ne veut payer qu’à bonnes enseignes. Il ne faut se fier à lui qu’à bonnes enseignes, et dans la locution conjonctive à telles enseignes que, Tellement que, la preuve en est que. J’ai été chez vous; à telles enseignes que votre concierge m’a dit, etc.

  2. ENSEIGNE se dit aussi des Tableaux, figures ou toute autre indication qu’un commerçant, un artisan, un aubergiste, etc., met à son magasin, à son atelier, à son établissement pour se signaler au public. Il loge à telle enseigne. à l’enseigne de la Tête noire, du Lion d’or, etc. Une auberge où pend pour enseigne le Cheval blanc. Un des plus fameux tableaux de Watteau est l’enseigne qu’il peignit pour Gersaint.

  3. Fig. et fam., Nous sommes tous les deux logés à la même enseigne, J’éprouve la même contrariété, la même perte, le même préjudice que vous.

  4. Prov. et fig., à bon vin il ne faut point d’enseigne, ou plus ordinairement, à bon vin point d’enseigne, Ce qui est bon n’a pas besoin d’être prôné, vanté.

  5. Il se dit en outre pour Drapeau ou signe accoutumé de ralliement. On ne l’emploie plus guère dans cette acception que lorsqu’il s’agit des anciennes armées romaines : Les enseignes romaines étaient des aigles. Il se dit aussi dans certaines phrases figurées, comme Marcher, se ranger, combattre sous les enseignes de quelqu’un.

  6. Il s’est dit aussi, dans l’ancienne infanterie française, de la Charge de celui qui portait le drapeau. Son fils obtint une enseigne.

  7. Il s’est dit également de Celui qui avait cette charge; et, dans ce sens, il est masculin. Un enseigne aux gardes monta le premier sur la brèche.

  8. Enseigne de vaisseau, Titre du grade des officiers de marine qui est immédiatement au-dessous de celui de lieutenant de vaisseau.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • enseignes — pluriel — /ɑ̃sɛɲə/
  • enseigne — singulier — /ɑ̃sɛɲə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enseigne#25323.

enseigné

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine enseignée

Grammaire et formes (2)
  • enseignés — pluriel
  • enseigné — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enseigné#135184.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.