ennemi
adjectif
Grammaire et formes (4)
- ennemies — pluriel féminin
- ennemis — pluriel masculin
- ennemie — singulier féminin
- ennemi — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ennemi#101087.
adjectif
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nom, masculin, /ɛnəmi/
Personne qui éprouve de la haine ou de l'hostilité envers quelqu'un et cherche à lui nuire.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Force armée ou nation adverse en temps de guerre.
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Ce qui s'oppose à quelque chose ou lui nuit.
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Voir aussi : forme féminine ennemie
Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) — Académie 1935 (9 sens)
s. m. et f.
Celui, celle qui hait quelqu'un, et cherche toutes les occasions de lui nuire. Un ennemi déclaré. Ennemi mortel, irréconciliable. Un ennemi juré, celui qui a fait comme le serment de haïr quelqu'un. Ils sont ennemis jurés. Se faire des ennemis, donner lieu à beaucoup de gens de nous en vouloir. Un ennemi de Dieu, un impie. Un ennemi de l'État, un séditieux, un agent de trouble. Être ennemi de soi-même, nuire à ses propres intérêts. Familièrement. Ennemi de nature, celui qui s'oppose à ce que la nature demande ou pour soi ou pour les autres. Fig.
Lorsque l'on veut choquer un puissant ennemi — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Tu fus mon ennemi même avant que de naître — Pierre Corneille (1606-1684)
L'ennemi du genre humain, et, absolument, l'ennemi, le démon. Fig. Il a été bien tenté de l'ennemi, se dit d'un homme qui a fait quelque mauvaise action.
S'il arrivait qu'à la mort l'ennemi eût quelque prétention sur vous — Pascal (1623-1662)
C'est là que se forgent ces traits de feu, selon les termes de l'apôtre, dont l'ennemi se sert pour allumer les passions dans ces âmes vaines qui sont les idoles du monde, et dont le monde lui-même est l'idole — Fléchier (1632-1710)
Par extension, ennemi se dit pour signifier ce qui nous est utile ou même nous plaît, en le considérant par le seul côté où il nous nuit ou nous déplaît ; ainsi l'amante est l'ennemie de l'amant, parce qu'elle ne cède pas à ses désirs, etc. S. f. Par antiphrase. Une femme qu'on aime et qui oppose des rigueurs. Une belle ennemie.
Fuyez un ennemi qui blesse par la vue, Et dont le coup mortel vous plaît quand il vous tue — Pierre Corneille (1606-1684)
Hippolyte, en partant, fuit une autre ennemie ; Je fuis, je l'avouerai, cette jeune Aricie — Jean Racine (1639-1699)
Terme de guerre. Les gens, l'armée, la nation contre laquelle on combat. L'ennemi est en forces. Marcher à l'ennemi. Battre, repousser l'ennemi, les ennemis. Passer à l'ennemi, déserter et prendre service chez l'ennemi ; et fig. quitter un parti et se mettre avec ses adversaires.
Après vous avoir ouï condamner la conduite de nos officiers par les événements et vous avoir vu triompher des victoires de nos ennemis — Voiture (1597-1648)
À quelque heure et de quelque côté que viennent les ennemis, ils le trouvent toujours sur ses gardes, toujours prêt à fondre sur eux et à prendre ses avantages — Bossuet (1627-1704)
Terme d'astrologie. Maison des ennemis, le douzième signe du zodiaque.
Il se dit des animaux. Le chat est ennemi de la souris.
Par extension, celui, celle qui a de l'aversion, de l'éloignement pour certaines choses. Ennemi des procès. Ennemi de la contrainte. Ennemi du bon sens.
Les habitants étaient trop ennemis du travail — Fénelon (1651-1715)
J'étais trop ennemi des affaires et trop inappliqué — Fénelon (1651-1715)
Il se dit des choses qui sont opposées. Cette herbe est ennemie de la vigne. L'eau et le feu sont ennemis. L'orgueil est l'ennemi des vertus.
La raison et l'amour sont ennemis jurés — Pierre Corneille (1606-1684)
La médisance est l'ennemi le plus mortel de la charité — BOURDALOUE
Adj. Hostile. Des peuples ennemis. L'armée ennemie. Qui hait. Contraire. Astre ennemi, se dit, par une métaphore tirée de l'astrologie, d'une influence malfaisante, d'un destin funeste. Terme de peinture. Des couleurs ennemies, couleurs qui ne s'assortissent pas. En un autre sens, couleurs qui, mêlées ensemble sur la palette ou sur la toile, se détruisent l'une l'autre matériellement et en peu de temps. Pôles ennemis, les pôles qui se repoussent, en parlant des aimants.
[Elle] ne redoutera point de puissance ennemie — Pierre Corneille (1606-1684)
[Aucuns] qui ne vous aient été moins ennemis que lui — Rotrou (1609-1650)
Étymologie : Berry, hinnemi, innemi, annemin ; provenç. enemic ; catal. enemig ; espagn. enemigo ; portug. inimigo ; ital. nemico ; du latin inimicus, de in, négatif, et amicus, ami.
Historique : Xe s. Voldrent la veintre li Deo inimi [les ennemis de Dieu] XIe s. Li reis Marsile est moult mis enemis XIIe s. Car à vos els [yeux] veez les enemis Car qui ce tolt [ravit] dont [il] ne peut faire don, Il en conquiert [s'en fait] enemis et melée S'or i laissons [en la Terre sainte] nos ennemis mortieus [mortels], à tousjours mais ert [sera] nostre vie honteuse Il a plus d'anemis que lievres en essart [en lande] XIIIe s. Li rois de Hungrie, qui anemis estoit à ceus de l'ost Ne soufrez qu'anemy [le diable] ait sus moi poesté Envie est de tel cruauté Qu'ele ne porte leauté à compaignon ne à comp…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n.
Celui, celle qui veut du mal à quelqu’un. Ennemi déclaré. Ennemi juré, mortel. Ennemi de l’état, de la patrie. Se déclarer ennemi de quelqu’un. Se faire un ennemi, des ennemis. Ennemis politiques. Ennemis littéraires. Par extension, Le chat est ennemi de la souris. L’eau et le feu sont ennemis.
Dans le style de la Chaire, L’ennemi du genre humain, ou, absolument, L’ennemi, Le diable, le démon.
Il se dit très souvent absolument, soit au singulier, soit au pluriel, de la Nation armée avec laquelle une autre nation est en guerre. Devant l’ennemi. à la vue, à l’approche de l’ennemi. Tomber entre les mains des ennemis. Passer à l’ennemi. Repousser l’ennemi, les ennemis. Mettre l’ennemi en fuite. De nouvelles troupes qui n’ont pas encore vu l’ennemi.
Fig., C’est autant de pris sur l’ennemi, C’est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d’une mauvaise affaire.
Il se dit aussi de Celui, de celle qui éprouve de l’aversion pour des choses bonnes ou mauvaise, justes ou injustes. Ennemi de toute violence. Ennemi des procès. Ennemi des cérémonies. Ennemi du repos. Ennemi de la société.
Prov., Le mieux est l’ennemi du bien. Voyez
MIEUX.
Il s’emploie aussi comme adjectif dans plusieurs des sens indiqués. Des peuples ennemis, ennemis l’un de l’autre. L’armée ennemie. Se précipiter dans les rangs ennemis. Une terre, une nation ennemie. En pays ennemi. Le chaud et le froid sont des qualités ennemies. Figurément, La fortune ennemie. Les destins ennemis. Les vents ennemis.
En termes de Peinture, Couleurs ennemies, Couleurs qui, par leur opposition, produisent un effet discordant.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.