enluminure
nom, féminin, /ɑ̃lyminyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'enluminer ; l'art de l'enlumineur ; objet enluminé. L'enluminure de cette estampe n'est pas soignée. Cela n'est pas peint, ce n'est qu'une enluminure. Nom des peintures qui ornaient autrefois les manuscrits.
Par extension, coloration rouge et brillante, surtout celle du visage.
Il n'est pas moins connu par la confusion et les ténèbres de son esprit que par l'éclat et l'enluminure de son visage — Guez de Balzac (1597-1654)
Fig. Faux éclat dans le style.
Les enluminures m'ont fait tort — Pascal (1623-1662)
Les beaux diseurs du nouveau style, Qui, par de bizarres détours, Quittant le ton de la nature, Répandent sur tous leurs discours L'académique enluminure — Gresset (1709-1777)
Étymologie : Enluminer.
Historique : XIVe s. Et y mist et assist plusieurs cristaux, pieces d'enlumineure de plusieurs devises, perles et autres pieces de pierreries
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Art d’enluminer. L’enluminure du XVe siècle.
Il se dit des Ornements en couleur, tels que fleurons, vignettes, lettres ornées, sujets à personnages, qui décorent les manuscrits du moyen âge. Enluminures des missels.
Il se dit aussi de l’Action d’enluminer et du Résultat de cette action. Faire l’enluminure d’un ouvrage de luxe. Par extension, Ce n’est pas un tableau, ce n’est qu’une enluminure.
Il s’emploie figurément en parlant d’un Style trop chargé de couleur. Le grand défaut de ce livre, c’est l’enluminure du style.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- enluminures — pluriel — /ɑ̃lyminyʁə/
- enluminure — singulier — /ɑ̃lyminyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enluminure#25224.