enlèvement
nom, masculin, /ɑ̃lɛvəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action d'enlever, d'emporter. L'enlèvement des échafaudages quand la bâtisse est terminée. L'enlèvement des décombres, des boues. Procéder à l'enlèvement d'un corps. Enlèvement des pièces.
Après avoir ôté tous les moyens de placer son argent, on ôta même la ressource de le garder chez soi ; ce qui était égal à un enlèvement fait par violence — Montesquieu (1689-1755)
En parlant des personnes, rapt. L'enlèvement des Sabines. Par abus, il se dit aussi quand la personne enlevée consent.
Allons subitement Lui demander raison de cet enlèvement — Jean Racine (1639-1699)
Thésée avec Hélène uni secrètement Fit succéder l'hymen à son enlèvement — Jean Racine (1639-1699)
Accaparement. Il se fit un enlèvement de grains qui amena la disette.
Terme de beaux-arts. Opération par laquelle on enlève toute une peinture d'un panneau vermoulu pour la reporter sur une toile neuve.
Étymologie : Enlever.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’enlever. Procéder à l’enlèvement d’un corps, d’un cadavre. Enlèvement des bagages, des marchandises.
Absolument, L’enlèvement de Proserpine. L’enlèvement des Sabines. L’enlèvement d’une femme, d’une mineure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- enlèvements — pluriel — /ɑ̃lɛvəmɑ̃/
- enlèvement — singulier — /ɑ̃lɛvəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enlèvement#25226.