enfariné

enfariné

adjectif, /ɑ̃faʁine/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Blanchi de farine.

    Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille, S'écria-t-il de loin au général des chats — La Fontaine (1621-1695)

  2. Fig. Être enfariné d'une science, en avoir quelque teinture. Être enfariné d'une doctrine, en être infatué. Venir la gueule enfarinée, venir avec une folle confiance. Dans cette locution, gueule est probablement pris pour le visage entier : la gueule enfarinée, c'est le visage enfariné, comme faisaient les acteurs au XVIe siècle qui s'enfarinaient le visage et se présentaient ainsi aux spectateurs.

    Les gens de grec enfarinés Connaîtront Thélême et Macare — Voltaire (1694-1778)

    C'est un air de gueule enfarinée qui n'appartient qu'à qui vous savez — Mme de Sévigné (1626-1696)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • enfarinées — pluriel féminin — /ɑ̃faʁine/
  • enfarinés — pluriel masculin — /ɑ̃faʁine/
  • enfarinée — singulier féminin — /ɑ̃faʁine/
  • enfariné — singulier masculin — /ɑ̃faʁine/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enfariné#25045.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.