enfantement
nom, masculin, /ɑ̃fɑ̃təmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action d'enfanter. Aujourd'hui ne se dit guère que de la parturition dans l'espèce humaine. Les douleurs de l'enfantement.
Avez-vous observé l'enfantement des biches ? — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Fig. Composition, conception littéraire. Cet ouvrage a été d'un enfantement laborieux.
.... Tant du coûter de peine Ce long enfantement de la grandeur romaine ! — Jacques Delille (1738-1813)
Et cet heureux trépas, des faibles redouté, N'est qu'un enfantement à l'immortalité — Lamartine (1790-1869)
Étymologie : Enfanter ; provenç. enfantamen, efantamen ; anc. cat. infantament.
Historique : XIIIe s. Pri-ge Lucina la deesse D'enfantement, qu'el doint qu'il nesse Sans mal et sans encombrement, Si qu'il puist vivre longuement XVIe s. Les douleurs de l'enfantement, par les medecins et par Dieu mesme estimées grandes, et que nous passons avecques tant de ceremonies, il y a des nations entieres qui n'en font nul compte Montagnes, vous sentez douleurs d'enfantemens ; Vous fuyez comme agneaux, ô simples elemens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’enfanter. Les douleurs de l’enfantement. Le travail de l’enfantement. Il a vieilli. On dit plutôt ACCOUCHEMENT. Fig., Le long enfantement de la grandeur romaine.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- enfantements — pluriel — /ɑ̃fɑ̃təmɑ̃/
- enfantement — singulier — /ɑ̃fɑ̃təmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enfantement#25038.