endurcissement
nom, masculin, /ɑ̃dyʁsisəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
État de ce qui devient dur. Terme de pathologie. Augmentation de la consistance, de la densité d'un organe qui, de mou qu'il était, devient dur. L'endurcissement du tissu cellulaire chez les nouveau-nés.
Fig. Perte de la sensibilité. État d'une âme qui a perdu tout sentiment de piété, de vertu. Opiniâtreté.
Elle pleure au pied de la croix l'endurcissement de ses filles — Olivier Patru (1604-1681)
[La vie] Qu'est-elle souvent qu'un amas De sacriléges, d'attentats, D'endurcissements invincibles ? — Pierre Corneille (1606-1684)
Action de s'endurcir, de devenir dur à la fatigue, capable de supporter. L'endurcissement du corps aux fatigues.
Étymologie : Endurcir ; provenç. indurziment ; espag. endurecimiento.
Historique : XVIe s. Si telle chose estoit necessaire pour l'endurcissement de l'acier
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
état d’une âme qui a perdu tout sentiment de piété, de vertu, de bonté. Cela marque un grand endurcissement. Tomber dans l’endurcissement, l’endurcissement de coeur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- endurcissements — pluriel — /ɑ̃dyʁsisəmɑ̃/
- endurcissement — singulier — /ɑ̃dyʁsisəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée endurcissement#25026.