enclouure
nom, féminin, /ɑ̃kluyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de vétérinaire. Blessure d'un cheval qui s'est encloué. Blessure faite aux tissus vifs du pied du cheval et du bœuf par les clous que le maréchal implante pour fixer le fer.
Fig. Empêchement, nœud d'une difficulté.
De l'argent, dites-vous, ah ! voilà l'enclouure — Molière (1622-1673)
Eh ! je sais trop où lui tient l'enclouure — Thomas Corneille (1625-1709)
Étymologie : Enclouer.
Historique : XIIe s. Mais s'ele [la paix] fust bien clere e senz nule emposture, [ils] Ne eüssent fait as suens desonur ne enjure : Mais conuistre i pout l'um mult tost l'encloeüre XIIIe s. Rois, rappele-moi, se tu oses ; Si te conterai de ces choses L'encloeure XVIe s. M. de Vieilleville, saichant ceste encloueure [personne ne voulant proposer la paix], envoya un moyne fort eloquent et hardy devers le roy d'Hespaigne À l'encloueure [du cheval], faut premierement en oster la cause, qui est le cloud, et, au trou d'icelui, mettre de l'huile bouillant L'enclouure estoit en ce qu'il eust de grandes guerres de …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Art vétérinaire — Mal d’un cheval encloué. Cette enclouure est dangereuse.
Il signifie, figurément et familièrement, Empêchement, obstacle, noeud d’une difficulté. J’ai découvert l’enclouure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- enclouures — pluriel — /ɑ̃kluyʁə/
- enclouure — singulier — /ɑ̃kluyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée enclouure#24870.