encan
nom, masculin, /ɑ̃kɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Vente publique à l'enchère. Vendre à l'encan. Mettre à l'encan.
L'empire mis à l'encan par l'armée — Bossuet (1627-1704)
La papauté était à l'encan [en 1034], ainsi que presque tous les évêchés — Voltaire (1694-1778)
Fig.
Ce malheur est venu de quelques jeunes veaux Qui mettent à l'encan l'honneur.... — Mathurin Régnier (1573-1613)
La justice à l'encan, l'innocent oppressé — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Génev. incan, inquant ; provenç. enquant, encant ; catal. encant ; anc. espagn. encante ; espagn. mod. encanto ; ital. incanto ; du latin in quantum, à combien. Les formes inquant, enquant, et le sens prouvent cette origine ; ce qui écarte le verbe incantare, crier en une sorte de chant ; bien qu'on ne puisse nier qu'incantare ait agi par une fausse assimilation, et ait produit, par exemple, enchantement, pour action de mettre à l'encan : XIIIe s. Se vendre à l'enchantement
Historique : XVe s. Tellement que comme à l'inquant se bailloient les dites prelatures Mettre à l'encant Un acheteur de biens vendus à l'encant En encan se vend autant bran que farine
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Vente publique à l’enchère, au plus offrant et dernier enchérisseur. On ne l’emploie guère que lorsqu’il s’agit d’une Vente d’effets mobiliers. Vendre à l’encan. Mettre à l’encan. Acheter quelque chose à un encan.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- encans — pluriel — /ɑ̃kɑ̃/
- encan — singulier — /ɑ̃kɑ̃/
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