émulation

émulation

nom, féminin, /emylasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Sentiment généreux qui excite à égaler, à surpasser quelqu'un en talents, en mérite.

    Quelque rapport qu'il paraisse de la jalousie à l'émulation, il y a entre elles le même éloignement que celui qui se trouve entre le vice et la vertu — La Bruyère (1645-1696)

    La jalousie et l'émulation s'exercent sur le même objet, qui est le bien ou le mérite des autres, avec cette différence que celle-ci est un sentiment volontaire, courageux, sincère, qui rend l'âme féconde, qui la fait profiter des grands exemples et la porte souvent au-dessus de ce qu'elle admire, et que celle-là au contraire.... — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Provenç. emulacio ; espagn. emulacion ; ital. emulazione ; du latin æmulationem (voy. ÉMULE).

Historique : XVIe s. Pourvu qu'un tel edifice soit construit sans emulation ni envie de faire tort Il l'introduisoit es compaignies de gens sçavants, à l'emulation desquelz luy creut l'esperit et le desir d'estudier aultrement et se faire valoir

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Sentiment qui excite à égaler ou à surpasser quelqu’un en quelque chose. Il se dit surtout en parlant de Choses louables. Noble, belle émulation. Avoir de l’émulation. L’émulation est le meilleur stimulant pour les élèves. Il y a entre eux une honnête émulation. Exciter l’émulation d’un enfant. Donner de l’émulation à quelqu’un.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • émulations — pluriel — /emylasjɔ̃/
  • émulation — singulier — /emylasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée émulation#66477.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.