emprunté
adjectif, /ɑ̃pʁœ̃te/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Obtenu par emprunt. De l'argent emprunté.
Par extension. Un mot emprunté du latin. Terme de musique. Accords empruntés, ou accords par emprunt, accords qui ne peuvent se pratiquer que dans les tons mineurs, et qui empruntent leur perfection d'un son qui n'y paraît point.
Qui n'est pas sien, pris par une sorte d'emprunt. Ce livre a paru sous un nom emprunté, il a paru sous un autre nom que celui de son auteur. Conter une histoire sous des noms empruntés, la conter sous de faux noms.
Et sans chercher ailleurs des titres empruntés, Ne vous suffit-il pas de ceux que vous portez ? — Jean Racine (1639-1699)
Moi-même, revêtu d'un pouvoir emprunté, J'ai cent fois.... Tenté leur patience, et ne l'ai point lassée — Jean Racine (1639-1699)
Factice, faux.
Rien n'est faux ni emprunté chez elle — Mme de Sévigné (1626-1696)
Chacun chercha pour plaire un visage emprunté — Boileau (1636-1711)
Embarrassé, gauche, en parlant des personnes ou de ce qui a rapport aux personnes. Un air emprunté.
Mme la duchesse de Chartres se trouvait tout empruntée à St-Cloud, comme en pays inconnu — Saint-Simon (1675-1755)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- empruntées — pluriel féminin — /ɑ̃pʁœ̃te/
- empruntés — pluriel masculin — /ɑ̃pʁœ̃te/
- empruntée — singulier féminin — /ɑ̃pʁœ̃te/
- emprunté — singulier masculin — /ɑ̃pʁœ̃te/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée emprunté#24744.