emportement

emportement

nom, masculin, /ɑ̃pɔʁtəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Mouvement déréglé, violent, qu'excite une passion.

    Tous mes emportements pour la grandeur suprême — Pierre Corneille (1606-1684)

    N'attendez pas de moi ces doux emportements Tels que j'en vois paraître au cœur de ces amants — Jean Racine (1639-1699)

  2. Transport de colère.

    De trop d'emportement votre faute est suivie — Pierre Corneille (1606-1684)

    Mais ne voyais-tu pas, dans mes emportements, Que mon cœur démentait ma bouche à tous moments ? — Jean Racine (1639-1699)

Étymologie : Emporter.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Action de s’emporter. Emportement de colère, de haine. Emportement d’amour, de joie.

  2. Employé absolument, il s’entend d’un Emportement de colère. Grand, violent, terrible emportement. D’horribles emportements. Dans ses emportements, il ne ménage personne. Il est sujet à des emportements, à l’emportement.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • emportements — pluriel — /ɑ̃pɔʁtəmɑ̃/
  • emportement — singulier — /ɑ̃pɔʁtəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée emportement#24720.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.