emparer (s’)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Académie 1935 (2 sens)
Académie française, 8e édition (1935)
v. pron.
Se saisir d’une chose, s’en rendre maître. S’emparer d’un héritage. Il s’est emparé de tous les papiers, de tous les titres. Les ennemis s’emparèrent de la place par surprise. Fig., Ne vous emparez pas de la conversation. Quand l’ambition, la jalousie, l’amour, la haine, la colère se sont une fois emparés de quelqu’un, etc.
S’emparer de quelqu’un, L’accaparer dans une réunion, dans une compagnie, ne pas lui laisser de liberté.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de l'Académie française, 8e édition (1932-1935), licence public-domain — entrée EMPARER (S’).
emparer (s')
catégorie non déterminée
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
v. réfléchi.
Se saisir de quelque chose. S'emparer d'un héritage. L'ennemi s'empara de la ville. Terme de chimie. Il se dit des substances qui se combinent avec certaines autres, lorsqu'elles se trouvent en présence. Le fer s'empare de l'oxygène.
Après s'être emparé des droits de ma naissance — Pierre Corneille (1606-1684)
Et je n'envierai plus le rang dont il s'empare — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. S'emparer de la conversation. S'emparer des derniers moments de quelqu'un.
Bientôt l'amour, fertile en tendres sentiments, S'empara du théâtre ainsi que des romans — Boileau (1636-1711)
Il est aisé de s'emparer de l'esprit de M. de Richelieu — Mme de Caylus (1673-1729)
Prendre possession de l'âme, en parlant des passions et émotions.
Une juste fureur s'empare de mon âme — Jean Racine (1639-1699)
De vos sens étonnés quel désordre s'empare ? — Jean Racine (1639-1699)
Étymologie : Provenç. espagn. et portug. amparar ; ital. imparare, apprendre ; de in, en, et parare, disposer, préparer (voy. PARER). Le sens propre de ce mot est rendre prêt, fortifier, et, par suite, saisir.
Historique : XVe s. Celuy an emparerent [fortifièrent] les Anglois la ville de Sainct Jame de Beuron, laquelle chose ils ne devoient faire XVIe s. Donnons licence de fortifier et emparer le dit bourg Vous ne seriez point honorée Simplement d'une pomme ronde, Mais auriez la main emparée De la monarchie du monde On a beau clorre et de clefs s'emparer [se remparer], On ne saurait les desirs separer Depuis, l'ambition est survenue, laquelle a emparé les hommes mortels des despouilles qu'elle avoit ravi à Dieu Le vice adhere tousjours aux entrailles de celuy qui s'en est une fois emparé
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée EMPARER (S').