embonpoint
nom, masculin, /ɑ̃bɔ̃pwɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Bon état du corps ; se dit surtout des personnes un peu grasses. Avoir, prendre de l'embonpoint. Terme de physiologie. État du corps de l'homme ou des animaux, dans lequel la quantité de graisse est proportionnée au volume et à la stature.
Il ne doit pas demander l'embonpoint premier que la guérison — Guez de Balzac (1597-1654)
Le loup donc l'aborde humblement [un dogue], Entre en propos et lui fait compliment Sur son embonpoint qu'il admire — La Fontaine (1621-1695)
Fig. En pariant d'un style plein et nourri.
Il ne faut pas prendre pour embonpoint et pour vigueur ce qui n'est dans le discours que bouffissure et intempérie — Abbé d'Olivet (1682-1768)
Étymologie : En 1, bon, et point.
Historique : XVIe s. Ce n'est doncques pas la beauté et l'embonpoint de votre chambriere, qui vous a fait trouver ce plaisir si agreable Des l'esté on tasche d'entretenir les pourceaux en embon-poinct Ne regardez pas à ces yeulz moites ; regardez l'embonpoinct de ces joues
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
état d’une personne un peu grasse. Avoir de l’embonpoint. Prendre de l’embonpoint. Il a beaucoup perdu de son embonpoint. Un aimable embonpoint.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- embonpoints — pluriel — /ɑ̃bɔ̃pwɛ̃/
- embonpoint — singulier — /ɑ̃bɔ̃pwɛ̃/
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