emboire (s')

emboire (s')

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Terme de peinture. Devenir terne et se confondre, en parlant des couleurs d'un tableau ; ce qui arrive parce que le bois ou la toile boivent l'huile, l'essence, etc.

  2. V. a. Terme de fondeur. Emboire un moule, l'enduire d'huile ou de cire fondue pour empêcher la matière d'y adhérer.

Étymologie : En 1, et boire ; provenç. embiber, embeuvre ; catal. embeurer ; espagn. embeber ; ital. imbevere.

Historique : XVe s. Comme homme embeu qui chancelle et trepigne, L'ai veu souvent quand il s'alloit coucher XVIe s. Les Flamens, habitans en Saxe, embeurent les mœurs et conditions des Saxons Le dict champ estoyt de sang tout embu et couvert Dieu a voulu que les Juifs fussent embus de telles propheties On enveloppera le col de laine noire avec le suif, imbue en huile de lis Soudain qu'on met de l'eau dessus, lesdites pierres de chaux emboivent si très violemment que cela les cause soudain reduire en farine

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée EMBOIRE (S').

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.