emblème
nom, masculin, /ɑ̃blɛmə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Au sens propre, actuellement inusité, ouvrage de marqueterie, de mosaïque.
Aujourd'hui, figure symbolique, avec une légende en forme de sentence. Des boucliers ornés d'emblèmes.
Le Sphinx est son emblème [d'Octave] et nous dit qu'il préfère Ce symbole du fourbe aux aigles de son père — Voltaire (1694-1778)
Ces hommages publics, ces emblèmes, ces armes.... Importunaient vos yeux où j'ai surpris des pleurs — Casimir Delavigne (1793-1843)
Insigne. Les emblèmes de la royauté.
Symbole. Le coq est l'emblème de la vigilance. Le vert est l'emblème de l'espérance.
Que mes armes sans faste, emblème des douleurs.... — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Ἔμϐλεμα, marqueterie, de ἐμϐάλλειν, à mettre dans, de ἐν, et βάλλειν, jeter.
Historique : XVIe s. Je me donne loy d'y attacher [à mon livre], comme ce n'est qu'une marqueterie mal joincte, quelque embleme [pièce de rapport] super-numeraire
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Espèce de figure symbolique, qui est d’ordinaire accompagnée de quelques paroles en forme de sentence. Emblème ingénieux. Expliquer un emblème. Composer un emblème.
Il se dit, par extension, pour Symbole, attribut figuré ou figuratif. Un serpent qui se mord la queue était chez les égyptiens l’emblème de l’éternité. Le coq est l’emblème de la vigilance. Les emblèmes de la royauté. Les emblèmes de la force, de la prudence.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- emblèmes — pluriel — /ɑ̃blɛmə/
- emblème — singulier — /ɑ̃blɛmə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée emblème#24450.