élevé · élève

élevé

adjectif, /eləve/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Porté en haut. Le ballon élevé en l'air. Terme de manége. Cheval élevé du devant, cheval dont les jambes antérieures sont trop longues. Terme de zoologie. On dit que la spire d'une coquille spirivalve est élevée quand le cône spiral avance plus en hauteur qu'en largeur.

  2. Haut. Un lieu élevé. Fig. Terme de marine. Pôle élevé, celui qui est au-dessus de l'horizon du lieu où l'on se trouve. Latitudes élevées, celles qui, de plus en plus, s'éloignent de l'équateur.

    Tour fort élevée de situation et de structure — Vaugelas (1585-1650)

    Précipice élevé d'où tombe mon honneur — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Qui a été porté à une certaine élévation morale.

    Les esprits élevés à une haute contemplation et exercés durant un long temps à se mettre au-dessus des sens — Bossuet (1627-1704)

    Ce n'est plus cette reine éclairée, intrépide, Élevée au-dessus de son sexe timide — Jean Racine (1639-1699)

  4. Érigé, dressé. Une statue élevée au général vainqueur. Par extension.

    Le culte spirituel élevé sur les ruines de la superstition et de l'hypocrisie — Massillon (1663-1742)

    La barrière éternelle entre nous élevée — Voltaire (1694-1778)

  5. Qui a surgi.

    Je ne dénierai point, puisque vous les savez, De justes sentiments dans mon âme élevés — Pierre Corneille (1606-1684)

    Détruis donc les soupçons élevés contre toi — Népomucène Lemercier (1771-1840)

  6. Qui a reçu un accroissement notable. Le prix de cette denrée est trop élevé. Une température élevée succédant à un froid vif. Pouls élevé, respiration élevée, pouls, respiration qui se sont accélérés.

  7. Qui occupe une haute position sociale.

    Il n'est pas sous le ciel de gens plus malheureux Que ceux dont les enfants sont plus élevés qu'eux — Boursault (1638-1701)

  8. Noble, grand, sublime. Un caractère élevé. Des desseins élevés. Style élevé, style noble et soutenu. Ce mot n'est pas de mise dans le style élevé.

    Et concevez enfin des vœux plus élevés — Pierre Corneille (1606-1684)

    Quel esprit avez-vous trouvé plus élevé ? mais quel esprit avez-vous trouvé plus docile ? — Bossuet (1627-1704)

  9. Qui a reçu éducation, instruction. Élevé au collége. Enfant élevé sous les yeux de son père. Élevé à, habitué par l'éducation à. Un enfant bien élevé, mal élevé, enfant qui a reçu une bonne, une mauvaise éducation. Personne bien, mal élevée, personne dont les manières sont bonnes, sont grossières. Substantivement et familièrement. C'est un mal élevé.

    Des âmes, élevées comme vous dans l'innocence et dans le secret d'un saint asile — Massillon (1663-1742)

    Élevé loin des cours et nourri dans les bois — Voltaire (1694-1778)

  10. S. m. Terme de danse. Action d'étendre les genoux après les avoir pliés.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • élevées — pluriel féminin
  • élevés — pluriel masculin
  • élevée — singulier féminin
  • élevé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée élevé#72208.

élève

nom, /elɛvə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui reçoit ou qui a reçu les leçons, l'enseignement de quelqu'un dans les arts ou dans les sciences. Le maître et les élèves. Un élève du peintre David. Il se dit particulièrement, dans certains arts, de celui qui suit la manière d'un maître. Ce peintre a fait de bons élèves.

  2. Celui, celle qui reçoit l'instruction dans un lycée, dans un collége, dans une pension, dans une école spéciale, comme l'École polytechnique, l'École normale, etc. Il se dit aussi de celui ou de celle qui reçoit de quelqu'un l'éducation intellectuelle et morale. Fig.

    Attendez avec patience le développement du cœur et de l'esprit de vos élèves — Mme de Genlis (1746-1830)

    Cet odieux chrétien, l'élève de la France — Voltaire (1694-1778)

  3. Titre que portaient dans l'ancienne Académie des sciences les hommes qui y étaient admis à un degré d'abord inférieur.

    Nous ne craignons point de comparer à un des plus grands sujets [Mariotte] qu'ait eus l'Académie, un simple élève tel qu'était M. Amontons ; le nom d'élève n'emporte parmi nous aucune différence de mérite, il signifie seulement moins d'ancienneté et une espèce de survivance — Fontenelle (1657-1757)

    M. du Hamel, ayant passé dans la classe des anatomistes, nomma M. Littre pour son élève, titre qui se donnait alors et qu'on a eu la délicatesse d'abolir, quoique personne ne le dédaignât — Fontenelle (1657-1757)

  4. Élève de Mars, voy. MARS.

  5. Jeune animal dont l'éducation et le développement ne sont point terminés.

  6. Terme d'horticulture. Se dit des plantes, des arbres que l'on a semés ou plantés, ou dont on a eu des variétés nouvelles. Faire des élèves.

Étymologie : Voy. ÉLEVER.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Synonyme d'élevage. L'élève d'un troupeau de mérinos. Les encouragements donnés à l'élève des chevaux.

  2. Croît de plants provenant de semis.

Étymologie : Voy. ÉLEVER.

Historique : XVIe s. Celui à qui les dits bois ou arbres d'eleve appartiennent

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. des deux genres

  1. Celui, celle qui reçoit, qui a reçu les leçons, les instructions de quelqu’un. Ce précepteur ne quitte jamais son élève. Son élève s’est montré fort reconnaissant envers lui. C’est la plus jeune de mes élèves.

  2. Il se dit pour écolier, écolière, surtout dans les collèges et les maisons d’éducation. Les élèves d’un collège. Cet élève a obtenu plusieurs prix. Conduire les élèves à la promenade.

  3. Il se dit encore d’une Personne qui est ou qui a été instruite, formée par quelque maître dans un art, dans une science, en littérature. On l’emploie notamment en parlant des Arts du dessin. Raphaël fut élève du Pérugin. Faire de bons élèves, de bonnes élèves. Former des élèves.

  4. Il se dit aussi, en matière d’élevage, des Jeunes animaux reproduits dans les basses- cours, les fermes et les faisanderies.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • élèves — pluriel — /elɛvə/
  • élève — singulier — /elɛvə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée élève#66334.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.