élancement
nom, masculin, /elɑ̃səmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action de s'élancer. Espace que fournit le cheval qui s'élance. De longs élancements. Action de faire un élan. Il y a des moments où le vol des oiseaux a des élancements.
L'impétueuse ardeur de ces transports nouveaux à son sang prisonnier ouvre tous les canaux ; Son élancement perce ou rompt toutes les veines — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. Ardentes aspirations de l'âme. Les élancements de l'âme vers Dieu.
L'amour est circonspect, il est juste, humble et sage, Il ne sait ce que c'est qu'être mol ni volage ; Et des biens passagers les vains amusements N'interrompent jamais ses doux élancements — Pierre Corneille (1606-1684)
Il faisait des soupirs, de grands élancements — Molière (1622-1673)
Douleur vive, aiguë, analogue à celle qu'occasionnerait un coup de lance. Cette piqûre me cause de grands élancements dans le doigt.
Terme de marine.
Inclinaison de l'étrave par rapport à une ligne verticale qui serait élevée à l'extrémité de la quille où l'étrave vient se fixer — Auguste Jal (1795-1873)
Étymologie : Élancer.
Historique : XVIe s. Ceux qui poursuyvent legitimement des choses legitimes, ont un plaisir non plein de grands eslancemens, ains assaisonné de douceur Si ces ulceres sont corrosives, l'humeur qui en sortira sera noirastre, avec grande douleur et eslancemens Cela affoiblit la violence que le courir donne aux premiers coups, et quant et quant oste l'eslancement des combattans les uns contre les autres Les gens de guerre doivent estre comme un corps fort et robuste, qui de soy mesme n'ait aucun mouvement, ains se meuve au bransle et eslancement du capitaine
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Impression douloureuse, subite, aiguë et de peu de durée, ressentie en quelque partie du corps et provenant de quelque cause interne. Ce mal de dents, ce furoncle, cet abcès me donne des élancements fort douloureux. Souffrir d’élancements.
Il se dit aussi d’un Mouvement affectueux et subit de l’âme; et, en ce sens, il n’est guère usité qu’au pluriel et dans cette locution, Les élancements de l’âme vers Dieu.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- élancements — pluriel — /elɑ̃səmɑ̃/
- élancement — singulier — /elɑ̃səmɑ̃/
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