éjouir (s')
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Se livrer à la joie. Ce mot a un peu vieilli ; mais il est encore bon.
On en fait maint repas, Dont maint voisin s'éjouit d'être — La Fontaine (1621-1695)
Ne vous éjouissez pas de vos miracles — Pascal (1623-1662)
Étymologie : É pour es.... préfixe, et jouir ; provenç. esgauzir, esjauzir.
Historique : XIIe s. Mais je ne sai dont esjoïr [je] me doie XIIIe s. Quant li rois l'entendi, mout en fu esjoïs Après refu portraite Envie, Qui ne rit onques en sa vie, N'onques de rien ne s'esjoï, S'ele ne vit ou s'el n'oï Aucun grant domage retraire XVe s. Ces paroles esjouirent fort le duc
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ÉJOUIR (S').