éducation
nom, féminin, /edykasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (8 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'élever, de former un enfant, un jeune homme ; ensemble des habiletés intellectuelles ou manuelles qui s'acquièrent, et ensemble des qualités morales qui se développent. Par extension. Maison d'éducation, maison où l'on prend des enfants pour les instruire. Éducation professionnelle, éducation qui a pour but d'enseigner un art, un métier, une profession. Première éducation, soins et enseignements qui se donnent dans la première enfance.
C'est ainsi qu'on l'accoutumait dans son enfance à craindre Dieu et à l'aimer ; et l'on peut dire d'elle ce que l'Écriture a dit d'une autre reine, qu'elle ne changea pas son éducation — Fléchier (1632-1710)
Ni la bonne éducation ne fait les grands caractères, ni la mauvaise ne les détruit — Fontenelle (1657-1757)
En parlant des animaux domestiques, l'ensemble des moyens auxquels on a recours pour les rendre de bonne heure dociles à la volonté de l'homme et pour développer en eux les facultés de l'instinct et celles du corps, de manière qu'ils soient le plus utiles qu'il est possible. Soin que l'on prend pour produire et entretenir certains animaux, certaines plantes. L'éducation des abeilles, des vers à soie. L'éducation de cette plante est difficile.
Les indigènes [de Madagascar], qui font de deux à quatre éducations par année, surveillent l'accouplement des papillons, la ponte et l'éclosion des jeunes chenilles [vers à soie] qu'aussitôt la naissance ils transportent.... — BLANCHARD
La connaissance et la pratique des usages du monde. Ce jeune homme est sans éducation.
Elle paraît avoir de l'éducation — Dancourt (1661-1725)
Étymologie : Lat. educationem, de educare, éduquer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action d’élever, de former un enfant, un jeune homme, une jeune fille, de développer ses facultés intellectuelles et morales ou Résultat de cette action. Système d’éducation. Traité d’éducation. Se livrer, se consacrer à l’éducation de la jeunesse. Bonne éducation. éducation soignée. Mauvaise éducation. Il n’a guère profité de son éducation.
Maison d’éducation, Maison où l’on prend en pension des enfants ou des adolescents pour les élever et les instruire. Tenir une maison d’éducation pour les jeunes filles.
éducation professionnelle, éducation qui a pour objet de préparer à un métier, à une profession.
Il s’emploie aussi dans un sens plus large et en parlant des Hommes de tout âge ou d’une collectivité. L’éducation de la démocratie. Il se voue à l’éducation du peuple.
Il se dit aussi du Développement donné méthodiquement à une faculté déterminée. L’éducation de l’oeil, de l’oreille, du goût.
Il signifie encore Connaissance et pratique des usages de la société, relativement aux manières, aux égards, à la politesse. Il n’a point d’éducation. C’est un individu sans éducation. Il manque tout à fait d’éducation.
Il se dit, par extension, en parlant de Certains animaux, de l’Action de surveiller leur développement, leur reproduction. L’éducation des abeilles, des vers à soie.
Il se dit, par analogie, en parlant des Végétaux. L’éducation de cette plante est difficile.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- éducations — pluriel — /edykasjɔ̃/
- éducation — singulier — /edykasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée éducation#66061.