écureuil

écureuil

nom, masculin, /ekyʁœj/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit quadrupède de la famille des rongeurs, vivant sur les arbres. Figurément. C'est un écureuil, il est vif comme écureuil, se dit d'un jeune homme vif et qui tient à peine en place.

    L'écureuil est un joli petit animal qui n'est qu'à demi sauvage et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l'innocence de ses mœurs, mériterait d'être épargné — Buffon (1707-1788)

    Je suis flexible comme une aiguille et vif comme un lézard, et travaillant toujours comme un écureuil — Voltaire (1694-1778)

  2. Écureuil jappant, nom vulgaire du cynomys social (rongeurs). Écureuil volant, nom vulgaire collectif des genres pteromys et sciuroptère (rongeurs).

    L'écureuil volant, qui a de grands rapports avec l'écureuil commun, se rapproche beaucoup moins de l'oiseau par l'action de voler que la chauve-souris — Charles Bonnet (1720-1793)

  3. Nom de plusieurs poissons et d'un papillon de nuit.

Étymologie : Berry, écurieux ; wallon, spirou ; Ardennes, skiron, écuran ; provenç. escurol ; espagn. et portug. esquilo ; ital. scojattolo ; bas-lat. squiriolus, scuriolus ; du latin sciurus, du grec σϰίουρος, de σϰιὰ, ombre, et οὐρὰ, queue : l'animal qui se fait de l'ombre avec sa queue. Le wallon spirou a son correspondant dans le bas-lat. esperiolus ; ce qui montre que le sc latin peut se changer en sp.

Historique : XIIIe s. Atant es-vos Rossel venu, L'escurel au peliçon rox Vair, escuriaus, lievres, counins, chevrel.... doivent, les XXV piaus, obole de tonlieu Me garantist et cors et teste, Forré d'agniaus, cist miens buriaus, Comme pers forré d'escuriaus Soyés es euvres natureus Plus vistes que uns escureus XVIe s. Là je voi l'escurieu, qui, faisant jà du sage, Sans contempler le ciel, le temps futur presage

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Petit quadrupède de la famille des Rongeurs, vivant dans les bois, doué d’une agilité extrême et remarquable par sa queue touffue qui se relève en panache. L’écureuil se couvre, s’ombrage de sa queue. Nourrir un écureuil en cage. L’écureuil est facile à apprivoiser. Les écureuils sont friands de noisettes.

  2. Fig. et fam., C’est un écureuil, il est vif comme un écureuil, se dit d’une Personne vive, active, qui ne tient pas en place.

  3. Fig., Tourner comme un écureuil en cage, Se donner beaucoup de mouvement pour ne pas avancer.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • écureuils — pluriel — /ekyʁœj/
  • écureuil — singulier — /ekyʁœj/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écureuil#66015.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.