écrouelles
nom, féminin, /ekʁuɛlə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f. plur.
Maladie caractérisée par la tuméfaction des glandes du cou et par une détérioration générale de la constitution ; c'est la même chose que scrofules. Avoir les écrouelles. Les rois de France passaient pour tenir du ciel le don de guérir, par l'attouchement, les écrouelles.
Mme de Soubise avait eu beaucoup d'enfants dont quelques-uns étaient morts des écrouelles — Saint-Simon (1675-1755)
Quarante misérables dévorés de pauvreté et d'écrouelles — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Bas-lat. scrofellae, dérivé de scrofulae (voy. SCROFULES).
Historique : XIIIe s. En col nuées [nouées] glandres out [elle eut], K'hom escrouele numer sout [a coutume de nommer] ....Se les escroelles ou li maus saint Eloy Y faisoient leur niz, comme en leur franc aloy.... XVe s. Le suppliant avoit une seur que l'en disoit estre malade des escroelles XVIe s. Les scrophules dites coustumierement escrouelles
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
pl. T. de l’ancienne Médecine
Maladie chronique dans laquelle le système lymphatique est particulièrement affecté et qui se manifeste par la dégénérescence tuberculeuse des glandes superficielles, et spécialement des glandes du cou. Avoir les écrouelles. à certains jours le roi de France touchait les écrouelles. Les médecins disent plus ordinairement SCROFULES.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- écrouelles — pluriel — /ekʁuɛlə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écrouelles#65974.