écrou

écrou

nom, masculin, /ekʁu/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Écrous mobiles. Écrous fixes.

    Pièce de bois, de métal ou de toute autre matière solide, percée d'un trou ordinairement cylindrique, à l'intérieur duquel règne en hélice une saillie adhérente nommée filet, et qui reçoit une vis dont le filet aussi en hélice remplit exactement les cannelures formées par le filet de l'écrou, — Benjamin Legoarant (1792-1863)

Étymologie : Wallon, skrâw ; ital. scrofola ; du germanique : angl. screw ; allem. Schraube ; holland. schraef ; suédois, skruf ; danois, skrue. Diez tire écrou du latin scrobis, fossette ; mais les formes, particulièrement le wallon skrâv, s'y prêtent moins bien qu'à la dérivation germanique. On remarquera que, anciennement, on disait escroue, du féminin.

Historique : XVe s. La cloche qui point ne se muet [meut], Com les contrepois et les roes, Qui tous dis vont par leurs escroes, En tournant jusqu'à certaine heure XVIe s. Par le moyen de la clef la vis tourne dans une escroue

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Article du registre des emprisonnements, portant le nom du prisonnier, la cause de l'arrestation. Dresser, lever un écrou.

Étymologie : Bas-lat. scroa, scrua, un mémoire, une cédule ; escroa, cédule, bandelette de parchemin. Origine inconnue. Le sens paraît être ce qu'on déchire, lambeau : Metre escroe de tele [c'est-à-dire mettre morceau de toile en doublure], Liv. des mét. 370 ; En fuiant li ont fait les ronces mainte escroe, Berte, XXXIII., De là le sens de lambeau de papier, de registre, d'écrou. L'anglais a dans le même sens scroll ; et comme cette langue n'en fournit pas l'étymologie, on peut conjecturer que c'est une altération de l'ancien français escroele qui signifie une lanière dans ces vers : Ele ne pot tenir as ma

Historique : XIVe s. Plusieurs biens comme blez, vins et autres choses pris de plusieurs bonnes gens, auxquels, pour ce que paiez n'estoient, eussent esté faites et baillées plusieurs cedules ou escroes de ce qui deu leur estoit Iceluy bailli avoit juré grand serment que le dit procès seroit scellé et l'avoit reprins en sa main rentourteillié, et le lie d'une escroe de parchemin en plaçant et mettant de la cire sur la dite escroe pour icelui procès sceller XVe s. Et estoient les lettres d'un dat Datées en forme d'escroue

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Pièce de bois, de fer, ou de toute autre matière solide, percée en spirale, et dans laquelle entre la vis en tournant. Cette vis n’est pas assez grosse pour l’écrou. La vis s’est cassée dans l’écrou. L’écrou d’un pressoir. écrou mobile. écrou fixe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • écrous — pluriel — /ekʁu/
  • écrou — singulier — /ekʁu/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écrou#65973.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.