écolier

écolier

adjectif, /ekolje/ ou /ekɔlje/

Grammaire et formes (4)
  • écolières — pluriel féminin — /ekɔljɛʁə/ ou /ekoljɛʁə/
  • écoliers — pluriel masculin — /ekɔlje/ ou /ekolje/
  • écolière — singulier féminin — /ekɔljɛʁə/ ou /ekoljɛʁə/
  • écolier — singulier masculin — /ekɔlje/ ou /ekolje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écolier#65860.

écolier

nom, masculin, /ekolje/ ou /ekɔlje/

Voir aussi : forme féminine écolière

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui ou celle qui va à l'école, qui est dans un établissement d'instruction. Le maître et les écoliers. C'est une de ses bonnes écolières. Tour, malice d'écolier, espièglerie. Faute d'écolier, faute grossière. Ce général a fait une faute d'écolier. Prendre le chemin des écoliers, le chemin le plus long, s'amuser en route. Fig.

    Je hais les pièces d'éloquence Hors de leur place et qui n'ont point de fin ; Et ne sais bête au monde pire Que l'écolier, si ce n'est le pédant — La Fontaine (1621-1695)

    Jeune et charmante Deshoulières, Naguère entre les écolières, Et maintenant, depuis le prix, Maîtresse entre les beaux esprits — BENSERADE

  2. Par extension, personne peu experte dans son art. Ce n'est qu'un écolier. Il est encore écolier.

    Un poëme excellent où tout marche et se suit.... Jamais d'un écolier ne fut l'apprentissage — Boileau (1636-1711)

  3. Nom qu'on donnait aux étudiants qui fréquentaient les universités du moyen âge. Le titre d'écolier se portait dans le monde.

    Seigneur écolier, je viens d'apprendre que vous êtes le seigneur Gil Blas de Santillane — Lesage (1668-1747)

  4. Adj. Terme de commerce. Papier écolier, sorte de papier qui sert aux écoliers. Les écoliers ont passé par là, se dit dans certaines parties de la Normandie, quand un grand vent a fait des dégâts, par allusion aux dégâts que font les écoliers non surveillés.

Étymologie : Wallon, sicoli ; provenç. et espagn. escolar ; catal. escolà ; ital. scolaro ; du latin scholaris, de schola, école.

Historique : XIIe s. Escoler [habile] fu en la loi paenie [religion païenne] XIVe s. Certes avarice a moult d'escoliers XVe s. Pire ne trouverez que escouliers Le maistre apprent en apprenant son escolier De bon maistre se part voulentiers bon escolier, et le bon fruict de bonne ente XVIe s. Cela sent son escolier latin [c'est-à-dire c'est un homme grossier] Belistres que le commun peuple de ce pays là appelle escolliers errans À l'escoliere [par ignorance]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui étudie à l’école, au collège. Petit écolier. écolier de sixième. Le maître et les écoliers.

  2. Fig. et fam., Ce n’est qu’un écolier, il est encore écolier, se dit de Quelqu’un qui est peu habile, peu avancé dans une profession, dans un art.

  3. Fam., Une faute d’écolier, Une faute qui marque l’ignorance ou l’inexpérience. Ce vieux diplomate a fait une faute d’écolier.

  4. Fig., Prendre le chemin des écoliers. Voyez

  5. CHEMIN.

  6. Fig. et fam., Tour d’écolier, malice d’écolier, Espièglerie du genre de celles que font les écoliers.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • écoliers — pluriel — /ekɔlje/ ou /ekolje/
  • écolier — singulier — /ekɔlje/ ou /ekolje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écolier#65859.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.