échec
adjectif
Grammaire et formes (1)
- échec — forme de base
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée échec#167376.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée échec#167376.
interjection
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Frise des témoins : Académie 1935 (7 sens)
Interjection
qui s’emploie au jeu des échecs, lorsqu’on attaque le roi, en sorte qu’il est obligé de se retirer ou de se couvrir.
Il s’emploie aussi comme nom masculin et signifie Coup par lequel, au jeu des échecs, on met le roi en péril. Faire échec au roi. Faire échec et mat, Gagner la partie. Adjectivement, être échec et mat, Perdre la partie.
Fig., Faire échec à quelqu’un, Lui créer des embarras, des obstacles. Tenir quelqu’un en échec, L’empêcher d’agir, de se déterminer.
Il signifie par extension Revers momentané dans une entreprise. L’armée ennemie a éprouvé plusieurs échecs. Ses démarches ont abouti à un échec. C’est un échec à sa fortune. Il a eu un échec à son examen.
Le pluriel ÉCHECS (Le c final ne se prononce ordinairement pas) désigne le Jeu qui se joue par deux personnes sur un tablier ou damier, avec huit pièces et huit pions de chaque côté. On ne perd aux échecs que par sa faute. Une partie d’échecs. Un grand joueur d’échecs.
Prov., Au jeu des échecs, les fous sont les plus proches des rois.
Il se dit aussi des Pièces avec lesquelles on joue à ce jeu, considérées toutes ensemble. Des échecs d’ivoire, de buis, d’ébène.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de l'Académie française, 8e édition (1932-1935), licence public-domain — entrée ÉCHEC.
nom, masculin, /eʃɛk/
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
s. m.
Terme qu'on emploie au jeu d'échecs chaque fois qu'on attaque le roi ou qu'on met la reine en prise. Échec au roi. Échec à la reine. Il se couvrit de l'échec par un pion. On ne peut se couvrir de l'échec du cavalier. Faire échec. Être en échec. Échec et mat, se dit quand le roi ne peut plus se couvrir ni se retirer, ce qui décide du gain de la partie. Faire le roi échec et mat. Faire échec et mat, gagner la partie. Mon roi est échec et mat, ou je suis échec et mat, c'est-à-dire j'ai perdu la partie. Fig. Échec et mat, sorte de proposition elliptique pour dire qu'on n'a pas réussi, qu'on a échoué dans une entreprise. Tenir en échec, mettre dans l'impossibilité d'agir, de prendre une résolution. Tenir en échec, se dit aussi d'une troupe de guerre qu'on empêche d'agir.
Et n'était, quel qu'il fût, morceau dedans le plat Qui des yeux ou des mains n'eût un échec et mat — Mathurin Régnier (1573-1613)
Nous le trouvâmes [M. de Pomponne] et les dames qui nous reçurent fort gaiement ; on causa tout le soir ; on joua aux échecs ; ah ! quel échec et mat on lui préparait à Saint-Germain [sa destitution] ! — Mme de Sévigné (1626-1696)
Dommage, revers. Sa fortune a éprouvé un échec considérable. Perte considérable éprouvée par une armée.
Et si de quelque échec notre faute est suivie, Nous disons injures au sort — La Fontaine (1621-1695)
Pourquoi sortirait-il d'une situation brillante, quoique non assurée, pour se jeter dans une situation si critique où le moindre échec pouvait tout perdre, où tout revers serait décisif ? — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Étymologie : Voy. ÉCHECS. Il y avait dans l'ancien français escheq, eschieq, eschac, qui signifiait butin et que Diez rattache à l'ancien haut allemand schâh, butin, le c empêchant de rattacher ce mot à échoir.
Historique : XIIIe s. Au roc [avec le roc, la tour] [il] en prist un grant tropel, Et dist eskec ; moult li fu bel [Il] L'assailli por li desconfire, Eschec et mat li ala dire XVIe s. Ainsi, à divers tours de vieille guerre, les endommageoit, et conduisoit tellement ses entreprises que sur ses ennemis avoit tousjours eschec à l'advantage L'artillerie fit son eschec [coup] dans les Mutinades Une grande sortie sur le reste fit un merveilleux eschec sur les Turcs M. de Vieilleville, qui avoit laissé M. le prince de la Roche-sur-Yon en peine de lui, le voulut bien lever de cet eschec [inquiétude]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée échec#65740.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.