échanson
nom, masculin, /eʃɑ̃sɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Officier dont les fonctions consistent à servir à boire aux rois et aux princes. Ganymède est l'échanson de Jupiter.
J'ai gagné depuis peu le premier échanson — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Fig. Toute personne qui sert à boire. Je serai votre échanson.
Étymologie : Espagn. escanciano ; portug. escancão ; du germanique : anc. Haut allem. scencan, verser à boire, scenco, celui qui verse à boire ; bas-lat. scancio, scantio, dans la Loi Salique ; allem. mod. schenken, verser à boire.
Historique : XIIIe s. Il aiment miex les eschançons et les kex [cuisiniers] et les bouteilliers, Que les chanters ne les veilliers XIVe s. Son eschançon ala lors Guesclin apeler, Et lui ala tantost enjoindre et commander Qu'il face du bon vin à plenté amener
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Officier qui était chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince. Ganymède était l’échanson des dieux.
Il se dit quelquefois, par extension et familièrement, de Toute personne qui sert à boire. Vous êtes un échanson bien maladroit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- échansons — pluriel — /eʃɑ̃sɔ̃/
- échanson — singulier — /eʃɑ̃sɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée échanson#65701.