écarlate
adjectif, /ekaʁlatə/
Grammaire et formes (2)
- écarlates — pluriel — /ekaʁlatə/
- écarlate — singulier — /ekaʁlatə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écarlate#65662.
adjectif, /ekaʁlatə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écarlate#65662.
nom, /ekaʁlatə/
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
s. f.
Teinture rouge fort vive. Écarlate de Venise, écarlate faite avec l'alun, la crème de tartre et le kermès. Écarlate des Gobelins, la même que l'écarlate de Venise. Écarlate de Hollande, celle que l'on obtient en traitant la cochenille par la crème de tartre et le chlorure d'étain ; la découverte n'en remonte qu'à l'année 1630 ; elle se fit en Hollande ; c'est avec cette écarlate qu'on teignait le drap pour les compagnies rouges du roi. Une belle écarlate. Yeux bordés d'écarlate, yeux rouges sur le bord.
Les exportations de ce sol se réduisaient, pour l'Europe, à une herbe connue sous le nom d'orseille, et qui est employée dans les teintures en écarlate — Raynal (1713-1796)
La vieille leur parla en ces termes : Je n'ai pas eu toujours les yeux éraillés et bordés d'écarlate — Voltaire (1694-1778)
Drap fin d'un rouge éclatant. Un manteau d'écarlate.
Y voit-on des savants.... Endosser l'écarlate et se fourrer d'hermine ? — Boileau (1636-1711)
Ces fenêtres étaient parées en dehors de pots de fleurs et de tapis d'écarlate — Mme de Staël (1766-1817)
Écarlate s'est dit aussi d'une coque adhérente au quercus conifera, formée par un insecte dit kermès, et servant à la teinture en écarlate. Graine d'écarlate.
Le coccus ou coccum fournissait aux anciens la belle couleur et la belle teinture que nous nommons écarlate, qui le disputait en quelque sorte à la pourpre pour la beauté et l'éclat — Rollin (1661-1741)
Adj. De couleur d'écarlate. Des rubans écarlates.
Étymologie : Provenç. escarlat, escarlata ; espagn. et portug. escarlate ; ital. scarlatto ; allem. Scharlach ; angl. scarlet ; gaél. scarlaid. On a indiqué comme origine l'arabe ou persan escarlat, serkelat ; mais ces mots sont modernes et paraissent venir, l'un du français ou de l'espagnol, l'autre de l'anglais. Cela écarté, reste le latin galaticus, de Galatia, la Galatie, province d'Asie où, dans l'antiquité, on recueillait beaucoup de kermès ; galaticus rubor a signifié en effet écarlate. Cette conjecture est très plausible ; elle serait tout à fait sûre si l'on trouvait quelque forme intermédiaire en
Historique : XIIe s. Donc devint li sainz hom plus vermeilz quant ço vit, Que nen est escarlate XIIIe s. Et li firent faire reube [robe] d'escarlate fourée de vair Une chape.... D'escrelate si est fourée Une tente toute faite de bone escarlate fine Quiconques vent escarlates à Paris, ens hales ou en son hostel XIVe s. Mais la douce, courtoise et franche Vestu ot une cote blanche D'une escarlate riche et belle Qui fu, ce croi, faite à Bruselle XVe s. Et fut ce jour le roi de Portingal vestu de blanche escarlatte à une vermeille croix de Saint Georges XVIe s. Elle vous avoit puis après Mancherons d'escarlate…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Couleur rouge et fort vive. Teint en écarlate. Une belle écarlate. écarlate des Gobelins. Rouge comme écarlate, comme de l’écarlate.
Il désigne aussi l’étoffe teinte de cette couleur. Manteau d’écarlate.
ÉCARLATE s’emploie aussi comme adjectif et signifie Qui est d’un rouge vif. Une robe écarlate. Du velours écarlate.
Figurément, il signifie Qui rougit par timidité ou par honte. Elle en devint tout écarlate.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.