écaillé · écaille

écaillé

adjectif, /ekaje/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Dont on a enlevé les écailles. Carpe écaillée.

  2. Qui se lève, se détache par écailles, par plaques minces et légères. Peau écaillée. Émaillure écaillée. Marbre écaillé.

  3. Couvert d'écailles. Animaux écaillés. Terme de blason. Animal écaillé, animal dont les écailles sont dessinées d'un autre émail que le corps. Il porte de sable au crocodile d'argent ombré et écaillé de sinople.

    De grands corps énormes qui volent sur la mer.... et qui viennent jeter sur le rivage des gens inconnus tout écaillés de fer — Fontenelle (1657-1757)

    Il y a beaucoup d'espèces d'animaux qui engendrent sans copulation, comme les poissons écaillés, les huîtres, les pucerons — Voltaire (1694-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui est couvert d’écailles. Animaux écaillés.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • écaillées — pluriel féminin — /ekaje/
  • écaillés — pluriel masculin — /ekaje/
  • écaillée — singulier féminin — /ekaje/
  • écaillé — singulier masculin — /ekaje/

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écaille

nom, féminin, /ekajə/

Définitions

  1. Chacune des petites plaques rigides qui recouvrent la peau de certains poissons et reptiles.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Enveloppe dure protégeant le corps de certains mollusques, en particulier l'huître.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Matière cornée provenant de la carapace de la tortue, utilisée en bijouterie ou en ébénisterie.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (12 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Nom des lames plates et minces qui couvrent la peau des poissons et de certains reptiles. Les mailles d'une armure, les plaques qui forment certaines armes défensives.

    Lorsque Psyché alla à cette fontaine, le monstre se réjouissait au soleil, qui tantôt dorait ses écailles, tantôt les faisait paraître de cent couleurs — La Fontaine (1621-1695)

    Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes — Jean Racine (1639-1699)

  2. Petites plaques cornées qui garnissent les pattes des oiseaux et la queue de certains mammifères comme la queue du castor.

  3. Enveloppe dure qui couvre et défend le corps de certains mollusques. Écailles d'huître. Fig. Laisser les écailles, s'emparer de tout le profit d'une affaire, c'est-à-dire manger l'huître et laisser les écailles aux autres.

    Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille — La Fontaine (1621-1695)

    Et par ce bel arrêt terminant la bataille : Tenez, voilà, dit-elle, à chacun une écaille — Boileau (1636-1711)

  4. Terme de commerce. Substance provenant des grandes plaques épidermiques ou cornées qui recouvrent la carapace d'une tortue marine appelée chelonia imbricata. Une tabatière d'écaille.

  5. Terme de botanique. Nom d'organes appendiculaires fort différents que l'on a comparés à des écailles de poisson et qui s'insèrent à la tige dans toute ou la plus grande partie de leur base qui n'est pas pédiculée. Terme de pathologie. Nom de petites lamelles formées de cellules épidermiques plus ou moins nombreuses et se détachant d'elles-mêmes dans certaines affections cutanées. Poussière répandue sur les ailes des lépidoptères.

  6. Par analogie, tout ce qui se détache des corps en petites parties minces et légères, comme dans un vieux tableau qui tombe par écailles. Écailles de bronze, de fer, de marbre, petites parties qui tombent du cuivre ou du bronze lorsqu'on le met en œuvre ; du marbre lorsqu'on le taille en bloc ; et du fer lorsqu'on le forge en armes tranchantes. Terme de monnaie. Écaille d'acier, poudre d'acier qui se met sous le carré pour le hausser plus ou moins. Terme de métallurgie. Croûte mince qui se forme à la surface du fer qu'on échauffe.

  7. Fig. Causes de l'aveuglement de l'esprit.

    Voilà les écailles qui tombent de ces yeux fermés à la lumière — Fénelon (1651-1715)

    [Cette réprimande] Ce fut pour mon père un coup de tonnerre ; les écailles lui tombèrent des yeux — Saint-Simon (1675-1755)

  8. Terme d'architecture. Nom de petits ornements, en forme d'écailles de poisson, couchées l'une sur l'autre, qu'on taille sur les moulures rondes. Ornements en forme d'écaille de poisson, que l'on emploie dans la menuiserie, la broderie, la tapisserie, etc. Ardoises étroites et arrondies dans le bout de la partie visible et servant à la couverture des dômes.

  9. Écaille de mer, ou, simplement, écaille, pierre pour broyer les couleurs. Tesson sur lequel le savonnier fait couler un peu de savon pour juger s'il est assez cuit.

  10. Terme de relieur. Sorte de rouge écarlate. Une belle écaille.

    L'écaille, qui n'est plus guère en usage aujourd'hui, se fait avec une forte décoction de bois de Fernambouc, auquel on joint de l'alun et même de la cochenille — LESNÉ

  11. Écaille de Bergame, espèce d'ancienne tapisserie.

  12. Grande écaille, nom d'un chétodon, poisson.

Étymologie : Wallon, haie ; anc. wallon, escaille ; namurois, scaie ; rouchi, écale ; ital. scaglia ; du germanique : goth. skalja, tuile ; allem. Schale, écaille.

Historique : XIIe s. De saint Jame l'escale [l'écaille des pèlerins de St Jacques] XIIIe s. On ne doit pas selon l'escaille Juger li quels noyaus vaut mieux, la Mort Tandis que le roy estoit à Sayette, li apporta l'en une pierre qui se levoit par escales, la plus merveilleuse du monde XIVe s. Oes [œufs] de galines cuis o [avec] leur escailles Les escailles des escrevisses XVe s. L'escaille [croûte] dudit pain ostée XVIe s. Il estoit de lunettes caparassonné, comme une tortue d'escailles Jeunes enfans à grand'peine sortis de l'escaille Lesquels venins sont comme litarge, ceruse, plastre, escaille d'airain, …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Chacune des petites lames minces et plates qui couvrent la peau de certains poissons et de certains reptiles. Les écailles d’une carpe, d’un saumon, d’une morue. écailles dures, rondes, transparentes.

  2. Il désigne aussi l’Enveloppe dure et calcaire qui couvre et protège le corps des mollusques bivalves. On le dit plus particulièrement des Huîtres.

  3. écaille de tortue, ou, absolument, écaille, l’Enveloppe dure qui couvre le dos de la tortue et dont on fait de petits objets précieux. Tablettes couvertes d’écaille. Tabatière d’écaille. Ce que vous prenez pour de la corne est de l’écaille.

  4. Il se dit pareillement, en termes de Botanique, de Productions plates et plus ou moins sèches, qui composent ou accompagnent certaines parties des végétaux. Les bulbes du lis, les cônes du sapin sont formés d’écailles. Les boutons du marronnier d’Inde, la tige de l’orobanche sont garnis d’écailles.

  5. Il se dit encore, par analogie, des Lamelles minces et légères qui se détachent de la peau dans certaines affections cutanées. Sa peau se soulevait par écailles. Fig. et fam., Les écailles lui sont tombées des yeux, Ses yeux sont dessillés.

  6. En termes de Peinture, Ce tableau tombe en écailles, par écailles, se dit d’un Vieux tableau dont les couleurs desséchées se gercent et se détachent de la toile par petites plaques.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • écailles — pluriel — /ekajə/
  • écaille — singulier — /ekajə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée écaille#65649.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.