ébaubi
adjectif, /ebobi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme très familier. Interdit, surpris, au point de bégayer.
Je suis toute ébaubie et je tombe des nues — Molière (1622-1673)
Ils seront très bien ébaubis Quand ils nous verront partis — Molière (1622-1673)
Étymologie : Picard, ébeubi ; Berry, abaubis ; de es- préfixe, et le latin balbus, bègue : proprement, rendu bègue, étonné.
Historique : XIIIe s. S'il savoit ce meschief, mout [il] seroit esbaubis Et mout en fu de cuer dolente et esbaubie XIVe s. Charles touz ababis.... Bertran estoit montez, poures fut ses roncins, Nulz homs ne l'achetast quatre florins petis ; Il en estoit honteux et forment esbaubis
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est étonné, au point d’en être interdit vivement, qui est surpris. Vous voilà bien ébaubi. Il est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- ébaubies — pluriel féminin — /ebobi/
- ébaubis — pluriel masculin — /ebobi/
- ébaubie — singulier féminin — /ebobi/
- ébaubi — singulier masculin — /ebobi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ébaubi#65568.