ébattre (s')
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Se donner un mouvement folâtre.
Elle était descendue avec ses compagnes pour s'ébattre sur le rivage — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
La gazelle s'allait ébattre innocemment — La Fontaine (1621-1695)
Se divertir.
Tu liras ces vers où jeune je m'ébats — RÉGN.
Étymologie : Picard, esbatu, content, réjoui ; provenç. esbatre, battre, réjouir ; ital. sbattere ; de es- préfixe, et battre ; le sens étant agiter en battant, dissiper, et, de là, divertir.
Historique : XIIIe s. Il s'esbat iluec et solace, O [avec] ses gens, car plus bele place, Ne plus biau lieu por soi joer, Ne porroit-il mie trover Si m'en allai seus [seul] esbatant Par le vergier de çà en là XVe s. Devisant et esbattant avec ses gens XVIe s. Alors, pour temporiser et esbattre l'assemblée magnifique, furent laschez quatre terribles et fiers tauraux Nature s'est esbattue à montrer combien elle estoit bonne ouvriere, en façonnant votre corps si parfait Veoir un enfant s'esbattre à blesser un chien L'un d'une chose esbat sa vie, L'autre d'une autre à volonté .... Et pendant que jeunes nous so…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ÉBATTRE (S').