ébattement

ébattement

nom, masculin, /ebatəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Action de s'ébattre, de se récréer.

    Toi, des maux qu'ils me font, prends ton ébattement — Malherbe (1555-1628)

    L'ébattement pourrait nous en être agréable, Vous plaît-il de l'avoir ? eh bien, gageons nous deux — La Fontaine (1621-1695)

  2. Ébattement d'une voiture, son balancement entre les brancards.

Étymologie : Ébattre.

Historique : XIVe s. En certains esbattemens comme luittes ou courses pour soy eschauffer et exerciter Comme il soit ainsi que en ceste vie et en conversation humaine un repos soit en gieu ou en esbatement XVe s. En telle maniere que tous ceux et celles qui le liront [son ouvrage], verront et orront [entendront], y puissent prendre esbatement et plaisance Et tout ce disoit par farce et esbattement, car il estoit et est toujours très gracieux et nouveau et bien plaisant gentilhomme XVIe s. Les dames se trouvoient aux esbatemens publiques et assistoient à veoir les jeux

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Divertissement que l’on prend à s’ébattre. Il est vieux.

  2. En termes de Carrosserie, L’ébattement d’une voiture, Le jeu qu’elle a dans ses balancements entre les brancards. Cette voiture a trop d’ébattement.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ébattements — pluriel — /ebatəmɑ̃/
  • ébattement — singulier — /ebatəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ébattement#65566.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.