ébat
nom, masculin, /eba/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mouvements folâtres du corps.
L'enfant.... Avecques ses pareils se plaît en ses ébats — Mathurin Régnier (1573-1613)
Les couvents où les pensionnaires ont beaucoup d'ébats, de courses — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Passe-temps, divertissement. Prendre ses ébats, se livrer au divertissement.
Ô bois, ô prés, ô monts, ses fidèles ébats ! — Mathurin Régnier (1573-1613)
Souvent en ces ardeurs la mort qu'on se propose, Ne semble qu'un ébat, qu'une ardeur, qu'une rose — Rotrou (1609-1650)
Au sing. Terme de chasse. Promenade qu'on fait faire aux chiens pour leur santé.
Étymologie : Voy. ÉBATTRE.
Historique : XVe s. Et se attendoit l'heure de voir cest esbat [le passage de la rivière qui devait s'effectuer] Ceux qui par gloire dient : je ne suis pas clerc, je laisse faire à mon conseil, je me fie en eulx, et puis, sans assigner autre raison, s'en vont en leurs esbatz Se trouverent ensemble en barque, qui est l'esbat de Venise, et où chacun va selon les gens qu'il a XVIe s. J'apprins le grec par forme d'esbat et d'exercice Ce maistre menoit tous les jours leurs enfans à l'esbat hors de la ville
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action de s’ébattre. Il ne s’emploie plus au singulier qu’en termes de Chasse. Mener les chiens à l’ébat, Les faire sortir du chenil pour les mener dans un endroit où ils ont plus de liberté.
Au pluriel, il ne subsiste plus guère que dans l’expression Prendre ses ébats.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ébats — pluriel — /eba/
- ébat — singulier — /eba/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ébat#65565.