ébahir (s')

ébahir (s')

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Rester la bouche ouverte, s'étonner, être surpris. On s'ébahit à la vue d'un événement imprévu ou d'un spectacle agréable.

Étymologie : Wallon, esbawi ; provenç. esbair ; ital. sbaire ; de es- préfixe, et le radical baïr, étonner, qui est dans le rouchi bahi, étonnant, dans l'espagnol em-bair, faire illusion, et dans l'italien baire, étonner, et que les étymologistes regardent comme dérivé de bah, exclamation naturelle d'étonnement. Comp. pourtant BAYER, BÉER.

Historique : XIIe s. Mout fu vassaus [brave] qui n'i fust esbaïs Moult [j'] ai esté longuement esbahis, Qu'onques n'osai chanson à faire emprendre Car sa beautez me fait tant esbahir, Que je ne sai devant li nul langage E cist temples lur iert [sera] en essample, si que tuit icil ki i passeront, forment se esbaïrunt XIIIe s. Lors s'en est Bel-accueil foïs [fui], Et je remès [restai] tous esbahis, Honteux et mas [abattu] [La maison] tremble toute effraée, Tant se sent foible et esbaée, et pourfendue de crevaces En plus de cinq cens mile places XIVe s. Or est celui qui est fort ou preuz, de tele condicion qu…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ÉBAHIR (S').

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.