durandal
nom, féminin, /dyʁɑ̃dal/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Nom de l'épée de Roland, et, par extension, toute épée de chevalier.
Le chevalier jurait par sa durandal et son aquilain, sa fidèle épée et son coursier rapide — Chateaubriand (1768-1848)
Étymologie : Origine inconnue ; tout au plus peut-on conjecturer que ce mot renferme le radical dur, durer, et signifie l'épée solide, résistante, durable. En tout cas ce mot est très ancien ; car on lit durindarda au portail de la cathédrale de Vérone, laquelle est du IXe ou Xe siècle ; ce qui exclut une oririgine arabe, bien qu'on lise dans les Quatre fils Aymon, V. 851, éd. de Bekker, Durendal comme nom d'un émir. L'étymologie de Ph. Mouskes vient directement de la Chronique du faux Turpin, de vita Caroli magni et Rolandi, ch. XXIII, p. 66, de l'édition Ciampi, Florence, 1822 : Duranda interpretantur du
Historique : XIIe s. Je ferrai [frapperai] tant de durandart m'espée [Il] Tint Durandars, dont li brans fu lettrés XIIIe s. Si tenoit encores Durendal l'espée, si vaut autant à dire comme donne grand cop ou fier durement Sarrazins Durandal ot [eut] à non li brans [épée], C'est à dire durs cos [coups] donans XVIe s. Vien, Attropos, et me couppe la teste De Durandal ou Joyeuse ou Clarence, Ou de Courtain ou Flamberge qu'est preste ; Ainsi auray de mes maulx alegeance
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- durandals — pluriel — /dyʁɑ̃dal/
- durandal — singulier — /dyʁɑ̃dal/
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