drôlerie

drôlerie

nom, féminin, /dʁoləʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Trait de gaillardise ou de bouffonnerie. Voilà une plaisante drôlerie. Les charlatans amusent le peuple avec mille drôleries.

  2. Chose de peu de valeur, bagatelle.

    Hé bien, messieurs, qu'est-ce ? me ferez-vous voir votre petite drôlerie ? — Molière (1622-1673)

    Je viens de remettre à l'ami Thiriot une copie de ma petite drôlerie, que vous me paraissez avoir envie de lire — D'Alembert (1717-1783)

Étymologie : Drôle.

Historique : XVIe s. Le clergé leur est en risée, depuis qu'on a fait la monstre generale qu'ils appellent la drolerie, et de laquelle mesmes ils font faire des tableaux contre les deffences du legat Le roy confessa n'avoir receu en sa vie aultant de plaisir pour une drollerie champestre Les peintres, maçons, orfevres, menuysiers, et telles sortes d'ouvriers, se sont addonez à ce qu'ils appellent drauleries On donne le los à la reyne Ysabelle de Baviere, femme du roy Charles sixieme, d'avoir apporté en France les pompes et les gorgiasetez pour bien habiller superbement et gorgiasement les dames ; mais, à v…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Parole ou action drôle. Voilà une plaisante drôlerie. Il a fait cent drôleries. Il est familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • drôleries — pluriel — /dʁoləʁi/
  • drôlerie — singulier — /dʁoləʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée drôlerie#21728.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.