drôle

drôle

adjectif, /dʁolə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (1 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui est plaisant, qui prête à rire. Cet homme est très drôle. C’est un drôle d’homme, un drôle de corps. Par extension, Voilà qui est drôle. Un conte fort drôle.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • drôles — pluriel — /dʁolə/
  • drôle — singulier — /dʁolə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée drôle#21726.

drôle

nom, masculin, /dʁolə/

Voir aussi : forme féminine drôlesse

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Se dit d'un homme ou d'un enfant qui, ayant quelque chose de décidé, de déluré, ne laisse pas d'exciter quelque inquiétude, et sur lequel d'ailleurs on s'attribue quelque supériorité. On le dit aussi des animaux dans les fables. Faire de son drôle, mener une vie de galanterie. Ce mot, comme le mot de coquin, s'emploie très bien pour exprimer le mécontentement actuel, sans exclure les sentiments affectueux. En un sens tout à fait injurieux, un mauvais drôle, ou, simplement, un drôle, une personne méprisable. C'est un drôle.

    Je veux savoir absolument quel est ce drôle avec qui elle a des intelligences — Hauteroche (1617-1707)

    Le drôle a si bien fait par son humeur plaisante Qu'il possède aujourd'hui cinq mille écus de rente — Scarron (1610-1660)

  2. Adj. Qui a quelque chose de singulier et de plaisant. Cet homme-là est bien drôle. Voilà qui est drôle. Un conte fort drôle. Drôle, en ce sens, se prend substantivement, et se construit avec la préposition de et un substantif (voy. pour cette construction la préposition DE au n° 3, et DIABLE au n° 12). En cet emploi, il se dit aussi au féminin (drôle, et non drôlesse). Une drôle d'idée. Une drôle de femme.

    Ah ! ah ! ah ! ma foi, cela est tout à fait drôle — Molière (1622-1673)

    Vous êtes tout à fait drôle comme cela — Molière (1622-1673)

Étymologie : Génev. drôle, garçon, sans signification mauvaise. On a indiqué le scandinave troll, mauvais génie ; mais le sens et l'orthographe font difficulté. Diez y voit, avec raison, le même mot que l'allem. drollig, plaisant ; angl. droll ; à quoi on peut comparer le flamand drol, l'anc. scandin. drioli, le gaëlique droll, qui signifient un homme lourd et gauche. On remarquera à côté de cela l'orthographe draule, qui, si elle était plus appuyée, ne cadrerait pas avec ces rapprochements.

Historique : XVe s. Tous les drolles mes compaignons, Quand d'eux me viendra souvenir, Auront part en mes oraisons La goutte un drolle n'affronte, Qui boit sans songer au compte ; Avares en sont saisis, Qui ont les escus moisis XVIe s. Draule

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • drôles — pluriel — /dʁolə/
  • drôle — singulier — /dʁolə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée drôle#21725.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.