douloir (se)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Usité seulement à l'infinitif et encore rarement ; il est dommage que ce verbe si commode et si expressif soit tombé en désuétude. Ressentir de la douleur, se plaindre. On l'entendit se douloir d'une façon lamentable. Régnier l'a encore employé au présent : Mais ce dont je me deulx est bien une autre chose, Sat. VI.
Et faut bien que ça soit vrai, car j'ai commencé à me douloir dans tous les membres — Beaumarchais (1732-1799)
Étymologie : Normand, douler ; Berry, se doler, se douler ; provenç. et espagn. doler ; catal. dólrer, dóldrer ; portug. doer ; ital. dolere ; du latin dolere.
Historique : Xe s. Doleants Tu douls mult ad [à].... E io [je] non [ne] dolreie de tanta millia hominum, si perdut erent [étaient] ? XIIe s. Bien est droit que je me dueille Jo duil sur tei, chier frere Jonathas, bels e amiables, que jo amoue [aimais] si cum la mere sun fil qui n'ad mais un De Deu aiez beneicun, ki dulez ensemble od mei XIIIe s. Forment lui deult li cuers, mout fut en grand esmoi Ce n'estoit pas merveille se li cuers lui douloit Si qu'encore s'en deulent cil de ceste lignie Je departi de li [d'elle] outre mon gré ; C'estoit là riens dont je plus me doloie Roonel ne lor vost [voulut] mot di…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DOULOIR (SE).