douille
nom, féminin, /dujə/
Usage : d'usage courant (3.59 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
La partie creuse et cylindrique de certains instruments en fer, au moyen de laquelle ils s'adaptent à un autre corps. La douille d'une baïonnette, d'une bêche. Petit tuyau soudé sur le côté d'un appareil de distillation. Nom généralement donné aujourd'hui aux cartouches toutes préparées pour les fusils de chasse qui se chargent par la culasse. Une boîte de douilles. Je fabrique moi-même mes douilles.
Étymologie : On a indiqué l'allemand Dille, douille ; provincial, Tülle ; anc. haut-allem. tuola, tenant au latin dola, gouttière. Mais Diez a signalé la vraie étymologie : le bas-latin ductile, gouttière, de ductilis (voy. DUCTILE). An-douille a la même origine et vient du bas-latin in-ductile. Douelle ayant été dit pour douille, et douille pour douelle (voy. Nouv. cout. génér. t. II, p. 1096), il y a eu confusion entre ces deux mots.
Historique : XIVe s. Entre les barbillons [de la flèche] et la douille du fer XVe s. Sa lance rompit auprès de la douelle XVIe s. Le fer de la lance entra tout dedans la teste avec la douille, et bien deux doigts du bois
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Partie creuse et cylindrique d’une baïonnette, du fer d’une pique, d’une bêche, etc., qui sert à l’adapter au canon du fusil, au bois, au manche. La douille d’une cartouche, L’enveloppe d’une cartouche dans les armes qui se chargent par la culasse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- douilles — pluriel — /dujə/
- douille — singulier — /dujə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée douille#21517.