dot
nom, féminin, /dɔt/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ce qu'on donne à une fille en mariage, le bien qu'elle apporte à son mari. Une riche dot. Par extension. Fig. Terme de jurisprudence. Ce que la femme apporte au mari pour soutenir les charges du ménage. Une dot mobilière.
Et il s'engage à la prendre sans dot — Molière (1622-1673)
Lorsqu'on s'offre de prendre une fille sans dot, on ne doit point regarder plus avant — Molière (1622-1673)
Apport que fait au couvent une fille qui entre en religion.
Se dit aussi, abusivement, de ce qu'on donne à un fils. Ils ont eu chacun, le mari et la femme, 30 000 francs de dot.
Étymologie : Provenç. dot, s. f. ; espagn. et ital. dote ; bas-lat. dotum ; du latin dos, qui, représentant dot-s, se rapporte à l'adjectif verbal δοτὸς, donné, et dérive du radical δοῦ dans δοῦναι et do dans do-num (voy. DON). Dotum explique le masculin qui a été souvent donné à dot ; et l'exemple de Despériers témoigne qu'au XVIe siècle le t ne se faisait pas sentir.
Historique : XVIe s. Elle estoit jeune et n'avoit point encore ouï dire ce mot de dot ; lequel ils disent en certains endroits du royaume, et principalement en Lyonnois, pour douaire ; et pensoit qu'on eust dit que cet homme eut mangé le dos ou l'eschine de la femme ....Laquelle aura pour son dot 400000 escus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Le bien qu’une femme apporte en mariage à son époux et Celui qu’un époux apporte à sa femme. Avoir une belle dot. Apporter une dot considérable. Fournir une dot. Assigner la dot. Donner en dot. Elle n’apporte rien en dot. Se marier sans dot. Coureur de dot.
Il se dit particulièrement, surtout en termes de Jurisprudence, du Bien qui reste la propriété de la femme, quoique le mari en partage la jouissance et en ait l’administration. Des biens constitués en dot. Constitution de dot. Les immeubles qui font partie de la dot ne peuvent être aliénés ou hypothéqués qu’en certains cas. La dot peut comprendre tous les biens présents et à venir de la femme. Restitution de dot.
Il se dit, par analogie, de l’Apport que fait une fille au couvent où elle entre en religion.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dots — pluriel — /dɔt/
- dot — singulier — /dɔt/
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