doléance
nom, féminin, /dolɛɑ̃sə/ ou /dɔleɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Plainte au sujet d'un grief. Faire, conter ses doléances.
Il en faisait sa plainte une nuit ; un voleur Interrompit la doléance — La Fontaine (1621-1695)
Que je n'entende plus vos sottes doléances — Molière (1622-1673)
Autrefois, et seulement au pluriel, demandes ou représentations qui étaient faites dans les cahiers des états généraux.
Étymologie : Doleant, très ancienne forme pour dolent (voy. DOLENT) ; provenc. dolensa, dolentia ; espagn. dolencia ; ital. dolenza, doglienza ; formes correctes qui viennent du latin dolens. Doléance était inexplicable tant qu'on n'avait pas l'adjectif doleant.
Historique : XVe s. Qui, comme parent, envoyoit faire doleance de la mort de ladite marquise En cette aigre doleance et à regret demoura aucuns jours
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Plainte pour réclamer, récriminer. Il est principalement usité au pluriel. Faire ses doléances. Couler ses doléances.
Il se disait autrefois des Demandes ou représentations contenues dans les cahiers des états généraux ou provinciaux, pour demander le redressement de quelque grief, la diminution ou la suppression d’un impôt, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- doléances — pluriel — /dɔleɑ̃sə/ ou /dolɛɑ̃sə/
- doléance — singulier — /dɔleɑ̃sə/ ou /dolɛɑ̃sə/
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