dol
nom, masculin, /dɔl/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Terme de jurisprudence. Tromperie, fraude. Manœuvres frauduleuses qui déterminent quelqu'un à contracter.
A moins qu'il n'y ait fraude ou dol du procureur.... — Montesquieu (1689-1755)
Je craindrais toujours que le dol Ne m'en dépossédât sous ombre de justice, Et qu'un jour le maître du sol Ne revendiquât l'édifice — Houdar de La Motte (1672-1731)
Étymologie : Provenc. dol ; espagn. et ital. dolo ; du latin dolus ; comp. l'anglo-saxon dol, erreur.
Historique : XVe s. Quant je considere et pense à mes faits, je me recorde que j'ay par fraude et doil despouillé la cité et le temple de Jherusalem d'or et d'argent XVIe s. Quant à Martius, ce fut par dol et tromperie qu'il jetta les Romains en guerre contre les Volsques
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Gros tambour dont on se sert dans la musique militaire.
Étymologie : Probablement le latin dolium, tonneau, par assimilation de forme. Dolium avait donné doil : Cuves, doils et autre sorte de vaisselle à vin
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Jurisprudence — Toute espèce d’artifice employé pour induire ou entretenir une personne dans une erreur propre à la faire agir contrairement à ses intérêts. Sans dol ni fraude. Il y a eu dol dans le contrat.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dols — pluriel — /dɔl/
- dol — singulier — /dɔl/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dol#21314.