divin
adjectif, /divɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est de Dieu, qui appartient, qui est propre à Dieu. La divine Providence. La justice divine. Les personnes divines, les trois personnes de la Trinité. Le Verbe divin, le Fils de Dieu. L'être divin, Dieu.
Aucun n'est digne ici de ces grâces divines, Qui parmi tant de maux et parmi tant d'épines Versent du haut du ciel la consolation — Pierre Corneille (1606-1684)
La volonté divine étant elle-même sa règle — Bossuet (1627-1704)
Qui est dû à Dieu. Le service divin. Le culte divin. Il s'applique aussi aux dieux du paganisme et à ce qui s'y rapporte. Les êtres divins. Les oracles divins. Les Romains décernaient les honneurs divins à leurs empereurs. Mis au nombre des dieux. Le divin Auguste.
Ô qu'il est doux de voir une ferveur divine Dans les religieux nourrir la sainteté ! — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. Qui est au-dessus de la nature. Il y a là quelque chose de divin.
Excellent, parfait en son genre. Une divine poésie. Dans le même sens, mais familièrement. Vous êtes divine. Cela est divin.
Tant, selon leurs discours, leurs œuvres sont divines — Mathurin Régnier (1573-1613)
J'oserais bien juger que vos divins appas.... — Pierre Corneille (1606-1684)
On donne quelquefois à divin les degrés de comparaison, de la même façon qu'on les donne à humain. Dans le sens propre. Dans le sens figuré, bon par excellence.
Et des pleurs de la nuit le sillon boit la pluie, Et les lèvres des fleurs distillent leur encens, Et d'un sein plus léger l'homme aspire la vie, Et l'esprit plus divin se dégage des sens — Lamartine (1790-1869)
Et le plus adorable et plus divin objet — Rotrou (1609-1650)
S. m. Le divin, ce qu'il y a de divin, de dû à des causes occultes, supérieures. Le divin dans les maladies, selon Hippocrate.
Étymologie : Provenç. devin, divin ; espagn. et ital. divino ; du latin divinus, du radical div (voy. DIV). Divin a eu le sens de théologien, sens qui, passé de France en Angleterre, est resté dans ce dernier pays.
Historique : XIVe s. Non mye comme luy, mais comme très sage divin [théologien] De toutes les choses qui sont en nous c'est la très plus divine Et semblablement des hommes, nous beatifions ceulx qui sont très parfects et comme divins et très bons excellemment
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est de Dieu, d’un dieu; qui appartient à Dieu, à un dieu. Les attributs divins. Une nature divine. La puissance divine. La Providence divine. La bonté, la miséricorde divine. La grâce divine. L’esprit divin.
Un être divin, Un être dont la nature est divine.
Les personnes divines, Les trois personnes de la Trinité.
Le Verbe divin, Le Fils de Dieu.
Il signifie également Qui est relatif à Dieu, à un dieu. Le culte divin. Le service divin. L’office divin. Cela est de droit divin. Les Romains rendaient des honneurs divins à leurs empereurs. Déférer, décerner les honneurs divins.
Il signifie figurément Qui semble être au- dessus des forces de la nature. Il y a là quelque chose de divin.
Il signifie souvent, par exagération, Qui est excellent, parfait dans son genre. Cette musique est divine. Cette poésie est divine. Beauté divine. Le divin Platon.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- divines — pluriel féminin — /divinə/
- divins — pluriel masculin — /divɛ̃/
- divine — singulier féminin — /divinə/
- divin — singulier masculin — /divɛ̃/
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