dilemme
nom, masculin, /dilɛmə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de logique. Argument présentant deux propositions contraires et conditionnelles dont on laisse l'alternative à l'adversaire, certain que l'une comme l'autre le convaincra. Poser un dilemme. Il fut enfermé dans un dilemme dont il ne put se tirer. On peut définir un dilemme, un raisonnement composé où, après avoir divisé un tout en ses parties, on conclut affirmativement ou négativement du tout ce qu'on a conclu de chaque partie, Port-Royal, Logique, III, 16. Par exemple, ayant à prouver qu'on ne saurait être heureux en ce monde, on peut le faire par ce dilemme : " On ne peut vivre en ce monde qu'en s'abandonnant à ses passions ou en les combattant, etc. " ib.
Un philosophe qui a autant d'esprit que Sénèque, ne s'expose point à un pareil dilemme, surtout quand il sollicite une grâce — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Δίλημμα, de δὶς, deux, et λῆμμα, argument : argument à deux fins (voy. LEMME).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Sorte d’argument qui contient deux ou plusieurs propositions différentes ou contraires, dont on laisse le choix à l’adversaire, pour le convaincre également, quelle que soit celle qu’il adopte. Poser un dilemme. Dilemme sans réplique. Dilemme pressant. Il fut enfermé dans un dilemme dont il ne put pas se tirer.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dilemmes — pluriel — /dilɛmə/
- dilemme — singulier — /dilɛmə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dilemme#20704.