diffamation
nom, féminin, /difamasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de diffamer. Terme de jurisprudence. Allégation d'un fait précis qui porte atteinte à l'honneur et à la considération.
Il n'y a que votre seure société qui recevrait véritablement quelque plaisir de la diffamation d'un auteur [Jansenius] qui vous a fait quelque tort — Pascal (1623-1662)
Étymologie : Provenç. difamacio ; espagn. difamacion, disfamacion ; ital. diffamazione ; du latin diffamationem, de diffamare, diffamer. Le mot usuel dans l'ancien français était diffamement, et surtout diffame, s. m.
Historique : XIIIe s. Car si nous saura atraper, Que ne li porrés eschaper Sans honte et sans diffamement, S'il n'a du vostre largement Car se tu meffais ou mesdis, Ou par tes fais, ou par tes dis, Secréement t'en puis reprendre, Pour toi chastoier et aprendre, Sans blesme et sans diffamement, Ou vengier neïs [même] autrement XIVe s. La diffamation de honneur et mauvaise renommée mise sur un roi à tort et sans cause est vergoigne et deshonneur de tous les autres rois chrestiens du monde XVIe s. Le roi, voyant leur obstination, Leur fier reffus et diffamation, Tout animé fait marcher son charioi
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de diffamer ou Résultat de cette action. Il n’a pu souffrir une si cruelle diffamation. Se rendre coupable de diffamation. être en butte à de lâches diffamations.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- diffamations — pluriel — /difamasjɔ̃/
- diffamation — singulier — /difamasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée diffamation#20605.