diapason

diapason

nom, masculin, /djapazɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme de musique. Nom de l'octave chez les Grecs et les Latins.

  2. L'étendue des notes d'une voix ou d'un instrument, du son le plus grave au plus aigu. Le diapason de la clarinette a cinq ou six notes de plus que celui de la flûte. Fig. La manière d'être générale, en parlant des mœurs, des opinions. Fig. Se mettre au diapason de quelqu'un, se conformer à sa manière de voir, de sentir. On lui fera baisser le diapason, on lui fera baisser le ton. Hausser le diapason, élever la voix, élever ses prétentions.

    Joignez le diapason des mœurs nationales, et vous entendrez le vieil Horace dire de son fils : Qu'il mourût ! — Diderot (1713-1784)

  3. Petit instrument d'acier à deux branches qui donne le la, ou, plus généralement, une note déterminée. Le diapason, appliqué vibrant au vertex ou sur les dents, produit, pour celui qui l'écoute ainsi, un son très intense, surtout quand on bouche le conduit auditif externe ; il sert à faire distinguer les surdités qui dépendent d'une lésion de l'oreille, de celles qui proviennent du nerf auditif ou du cerveau. Sorte de petit instrument à vent qui sert au même usage que le diapason. Diapason normal ou officiel, celui qui a été arrêté le 16 février 1859, par le ministre d'État, comme devant régler le conservatoire et tous les théâtres subventionnés. Le la y fait 870 vibrations par seconde, à la température de 15°.

    L'invention du diapason, tel qu'il est aujourd'hui connu de tout le monde, peut être approximativement fixée au premier quart du XVIIIe siècle — LAFAGE

    Le sifflet-diapason était un véritable sifflet, ayant le bec et la lumière disposés comme ceux de nos flageolets — LAFAGE

  4. Échelle dont les fondeurs se servent pour connaître la grandeur, l'épaisseur et le poids des cloches.

Étymologie : Latin, diapason, octave ; de διὰ, par, et πασῶν, toutes (les notes) : en parcourant toutes les notes.

Historique : XIIIe s. Li douz ton diatesalon, Diapante, diapason

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Musique — étendue des sons qu’une voix ou un instrument peut parcourir, depuis le ton le plus bas jusqu’au plus haut. Cet air sort du diapason de la voix.

  2. Il se dit, par extension, d’une Sorte d’instrument d’acier composé d’une tige recourbée en deux branches, dont on se sert pour prendre le ton. Le son du diapason indique ordinairement le la. Le diapason normal a été fixé, sur l’initiative de la France, à 870 vibrations par seconde à la température de 15°.

  3. Il se dit figurément de la Manière actuelle ou habituelle dont quelqu’un vit, agit, pense. Quand il se remit à écrire, après une interruption de dix ans, il n’était plus au diapason. Il faut se mettre au diapason de l’enthousiasme général.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • diapasons — pluriel — /djapazɔ̃/
  • diapason — singulier — /djapazɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée diapason#20497.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.