dévoré

dévoré

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Saisi à belles dents et mangé. Le mouton dévoré par le loup. Fig.

    Et l'orphelin n'est plus dévoré du tuteur — Boileau (1636-1711)

  2. Consumé. Le palais dévoré par l'incendie. Par extension, consumé peu à peu par un mal rongeant. Dévoré par la fièvre.

    Il faut que tout soit dévoré par les flammes — Fénelon (1651-1715)

    Nous avons fait un lieu considérable d'un méchant hameau où il n'y avait que quarante misérables dévorés de pauvreté et d'écrouelles — Voltaire (1694-1778)

  3. Fig. En proie à.

    Il n'est point dévoré du désir de faire sa cour — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Je suis déjà dévorée de curiosité — Mme de Sévigné (1626-1696)

  4. Dissipé d'une façon prodigue. Une immense fortune dévorée en peu de temps.

  5. Lu avec une excessive ardeur. Un roman dévoré en une nuit.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • dévorées — pluriel féminin
  • dévorés — pluriel masculin
  • dévorée — singulier féminin
  • dévoré — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dévoré#101962.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.